‹ Les carbonari, -ou, Naples en 1821Chapitre 39 sur 82 · ACTE li, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE li, SCÈNE

vous même méprisez, monsieur Nefasto ! Et depuis quand les lois de la nature seraient-elles subordonnées à celles de la politique? Et vos entrailles de père, monsieur Nefasto ; vous, le meilleur des pères jusqu'ici , vous consommeriez un acte que votre tendresse et votre religion réprouvent également! Oh! grâce, menami ! grâce pour moi, grâce pour Julie !... non, cet odieux mariage n'aura pas lieu; non, il ne se fera pas, j'en suis sûre... je vous connais j je vous vois, mon ami, vous êtes attendri , vous allez révoquer un ordre barbare....

NEFASTO ( ému , mais ferme).

Oui , je suis attendri , et je sens que je me suicide par la douleur que je vais vous causer, à vous, mon amie , età cette malheureuse enfant; mais, encore une fois, il ne m'est pas permis de changer dans un moment où tant de monde se fait un coupable plaisir de manquer à la royauté : à une époque où l'on pousse le cynisLce jusqu'à l'insulter, je me dois de donner l'exemple du religieux respect dont il faut l'entourer, (iison).

MADAME NEFASTO.

Allez, homme aveugle et obstiné.... Il y a un Dieu; et moi, je suis là!,.. ( a Juiie qui pleure.) Ne pleures pas, mon cœur; confie-toi à ta mère; tu seras à Edmond; non , tu n'épouseras pas ce détestable de Pietra-Calella. (Entre le marquis; madame Nefasto Jui lance en passant, un regard de me'pris; elle et Julie sortent).

LE MARQUIS

Tu n'épouseras pas le détestable de Pietra-Ca-

tella! Je la défie de tenir parole... (Siience.) Eh bien! puisque ce mariage leur déplaît tant, qu'on me donne la dot; de la péronnelle, je ne m'en soucie

pas. ( Il va vers l'église; les cris el le bruit recommeaceat, la toile loiuLie. )

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