‹ Les carbonari, -ou, Naples en 1821Chapitre 42 sur 82 · ACTE m , SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE m , SCÈNE I

roti et moi nous n'avons ni prétention , ni rivalité ,

(avec une douce ironie), à l'égard clcs agrémens de nos

personnes. (Les aames ëclaUnl de rire en même temps.) LA DUCHESSE.

Ah ! ah ! ah ! nous sommes folles, je crois.

LA PRINCESSE

Ah ! ah! ah ! folles à lier et à enfermer. (EUes s'embrassent. )

CHARLES

A la bonne heure , au moins.

BUONAROTI (aux d;.mcs en riant).

Allons, Messieurs, jouons la tragédie à présent.

LA PRINCESSE

Oui, Phèdre de Racine.

CHARLES

Je prendrai le rôle de Phèdre pour moi.

LA PRINCESSE

Et moi celui de Thésée.

LA DUCHESSE

Non, non, jouons plutôt quelque chose de tendre et de passionné; j'aime le sentiment moi.

(En se mettant à genoux devant Buonaroti.)

Je devrais t'abhorrer, te détester, cruelle,

LA PRINCESSE (à genoux devant Charles).

Car à mon tendre amour tu fais la sourde oreille.

CHARLES, BUONAROTI (ensemble).

Ah ! ah ! ah ! oreille avec cruelle.

LE CONCIERGE (accourant).

Sauvez-vous , cachez-vous , Mesdames, la police est ici.

CHARLES

Qu'est-ce que la police a à faire avec nous dans ce moment-ci?

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