ACTE m , SCÈNE I
roti et moi nous n'avons ni prétention , ni rivalité ,
(avec une douce ironie), à l'égard clcs agrémens de nos
personnes. (Les aames ëclaUnl de rire en même temps.) LA DUCHESSE.
Ah ! ah ! ah ! nous sommes folles, je crois.
LA PRINCESSE
Ah ! ah! ah ! folles à lier et à enfermer. (EUes s'embrassent. )
CHARLES
A la bonne heure , au moins.
BUONAROTI (aux d;.mcs en riant).
Allons, Messieurs, jouons la tragédie à présent.
LA PRINCESSE
Oui, Phèdre de Racine.
CHARLES
Je prendrai le rôle de Phèdre pour moi.
LA PRINCESSE
Et moi celui de Thésée.
LA DUCHESSE
Non, non, jouons plutôt quelque chose de tendre et de passionné; j'aime le sentiment moi.
(En se mettant à genoux devant Buonaroti.)
Je devrais t'abhorrer, te détester, cruelle,
LA PRINCESSE (à genoux devant Charles).
Car à mon tendre amour tu fais la sourde oreille.
CHARLES, BUONAROTI (ensemble).
Ah ! ah ! ah ! oreille avec cruelle.
LE CONCIERGE (accourant).
Sauvez-vous , cachez-vous , Mesdames, la police est ici.
CHARLES
Qu'est-ce que la police a à faire avec nous dans ce moment-ci?