‹ Les carburants de remplacementChapitre 28 sur 56 · ROUTE · texte numérisé non relu

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$ 3. Alcool.

Mot NNIPRES Frals fab. |Frais gén. | Dépense |Prixvente! Souspremière | approché {entretien |amortiss.| totale | alcool | produit

Fr.

Betteraves 250 30 70 20 370 365 | Pulpes (très variab, 10 suiv. usine)

Mélasses ..... 220 — 45 10 275 | .249 | Vinasses

Pommes ...... 430 — 140 90 660 673 —

(transport compris) e

Blé aie 0 — — 160 30 — #75 | Drèches

Maïs (grains). . 430 — 160 30 560 415 | Drèches

Maïs (fourrag.) 91 = 45 10 — 173 —

Le bas prix du maïs fourrager tient au bon marché de sa matière première. Une évaluation de 10 fr. par 100 kilos de produits verts est celle fixée par la statistique de 1929 et les 7/10 des feuilles en poids sont constituées par les tiges. Ainsi l’alcool de maïs vaudrait 1 fr. 73 le litre.

Pour l’alcool de betterave, les chiffres ci-dessus s’analysent de la façon suivante pour la campagne 1936-1937 :

Sucrerie Distillerie 1° Matières variant avec les cours des devises, comprenant les courroies, caoutchouc, huiles, graisses . .. 4 8,00 2,84 2° Matières variant avec les indices na- LTONAU LEE US ANR ER TE nee fe a 47,95 43,05 où Entretien du matériel (sans tenir compte des frais de renouvellement) . .. 14,47 10,25 4° Main-d'Œœuvrenic nn mn sn ce 43,78 28,40 5° Frais de transport . Ro Eee 31,49 19,80 GE EMDOLS MERE EE ne 2,21. 2,00

L’alcoo! livré à la carburation est au total :

Gampagne 1920-2112 21.859 HI.

21-222 0e RTE NUQUE 143.980 — = POLE Tec PR MR ETS GRR OS 147.386 —

Campagne 1923-2400 an 213.937 HI.

— AE NE À SO APE rt TE 255.495 — — 20 SOA OU PR AU TE LE 298.100 — — PA ES ES OT CS AR ORNE PEER 174.550 — — PAT RO PO A SE RE Pie UE 202.743 — — 2022 CAN EEE EN OR 221-080 — — PATES DEV pu et ae e TN RARE RASE 350.525 — — SL RP AIMANT OT 651.395 — — 1 LE DA ALES | ee MERE DE 864.203 — — 32-338 Re EEE LL AMAR 2.128.834 — — RES E CE ReR ONE HARRIS Ne PTS 2.193.498 — — SAONE AR SAULT EU 0 3.616.430 — — DD DORA ROME QE PAR NE 4.132.000 — — À LU PE LA PR er SE A PE 2.552.625 —

$ 4. Essence synthétique.

Le coût de l'essence synthétique donne lieu aux appréciations les plus diverses, aux évaluations les plus controversées, parce que ses données sont incertaines, variables avec le lieu et changent avec le temps.

Le prix de ces essences ne varie pas seulement avec le procédé employé, mais aussi avec les systèmes de comptabilité, avec l’ampleur de l'installation, avec l’économie générale du pays. Il semble que l’évaluation la plus satisfaisante soit celle qui envisage des amortissements normaux, des installations suffisantes, des nations où les matières premières sont abondantes.

Il faut s’abstenir dans cette appréciation de considérer les résultats de productions comme celles de Béthune et Liévin, qui sont expérimentales ou seulement semi-industrielles. Enfin, d’une manière générale, les évaluations en Angleterre et en Allemagne doivent être préférées à celles de France et d'Italie. Une évaluation des prix de revient en Angleterre a été faite par le Comité Falmouth. Les calculs portent sur une usine d’une capacité de 150.000 tonnes d’essence, dimension que l’on considère comme un minimum pour une production industrielle.

Les immobilisations pour une telle usine comportent « le <« terrain, les bureaux, les installations annexes et les frais « d’études et de recherches indispensables pour cette nou- < velle usine, le fonds de roulement, les intérêts pendant la « construction et les redevances payables à l’LH.P. » Elles sont évaluées par l’Imperial Chemical Industrial Ltd à liv. st. 8 millions. Elles se répartissent approximativement comme suit :

— 83 — À Coût de l’usine, des matériaux etc.

Services généraux et bâtiments ........ 1.035.000 Centrales à vapeur et force ............ 1.570.000

drtaydrogène 22 er en Lt 1.762.000 Usine d’hydrogénation et raffinerie .... | 2.880.000 Total.... 1.247.000

Charges diverses

Recherches pendant la construction

À FOUR EF M AP EI ea A VE ie DEN ee ESC AURA SRE ARE Le 150.000 Fonds de roulement

Redevance I.H.P.

Totale 7.997.000

Une appréciation des coûts de production tient compte des résultats obtenus par l’usine de Billingham et en les corrigeant par les deux considérations suivantes : l’usine de Billingham traite des huiles de goudron, en même temps que du charbon, et d’autre part, elle fonctionne en liaison avec une usine d’'ammoniaque synthétique et, par conséquent, la méthode de fabrication de l’hydrogène n’est pas la même que celle qui serait adoptée pour une nouvelle usine.

Sur ces données techniques, on procède à une évaluation selon certains principes comptables : Un amortissement exceptionnel est adjoint à l’amortissement normal.

Les amortissements normaux servent à couvrir la part d'usure et de détérioration de l’usine. La charge d’amortissements exceptionnels pour dépréciation anticipée (« obsolence ») doit être surajoutée à la précédente; cette charge résulte de la dépréciation « due au fait qu'avant qu’une « telle usine se trouve en état d’usure, son exploitation < peut cesser d’être économique par suite de changements « des conditions, ainsi que par le fait qu’une installation < moderne et plus efficiente peut lui être substituée. »

Les résultats approximatifs de l’exploitation d’une nouvelle usine ainsi évaluée se présentent comme suit : la première colonne correspond à un amortissement en 20 ans, la seconde, tenant compte de l’amortissement exceptionnel

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