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symptômes secondaires qui peuvent exister au cours de cette maladie,
B. — Symptômes généraux.
L’arythmie est presque toujours accompagnée ou suivie d’autres symptômes, qui dérivent comme elle de l'élévation de la tension artérielle.
L'altération du système vasculaire produit la pâleur du visage et des téguments, tantôt constante, comme dans les périodes avancées de la maladie, tantôt temporaire; c'estlechloro-brightisme de quelques auteurs; cette dénomination prête à confusion, car la pâleur
des scléreux est due à la contraction vasculaire, par
action des nerfs vaso-moteurs, et non à l’altération du sang. « Singulière chlorose, dit M. Huchard, amendée et guérie par le régime lacté exclusifet par la proscription de l’alimentation carnée ».
Les malades présentent le masque de la vieillesse, l’axiome de Cazalis « on a l’âge de ses artères » est plus vrai que jamais ; ce facies devient cachectique ; la cornée présente une opacité Jaunâtre, et l'arc sénile est apparent.
Les troubles de la circulation cérébrale sont les causes des vertiges, des étourdissements : l’'amblyopie par thrombose de l’artère centrale de la rétine est aussi souvent observée.
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La tachycardie peut être associée à l’arythmie, cette tachy-arythmie est permanente. Cette accélération du pouls dépend probablement de l’action des toxines sur le système nerveux du cœur (pneumogastrique gêné ou sympathique excité).
Dans d’autres cas, la tachycardie prend la forme paroxystique. Elle vient alors par accès, subitement, pour disparaître aussi subitement; pendant les pério- des de cette accélération du pouls, le pouls devient incomptable, et la tension artérielle s’abaisse, en raison de la petite quantité de sang que les contractions cardiaques précipitées transmettent à l’aorte.
La bradycardie peut apparaitre au cours des cardiopathies artérielles arythmiques : tantôt apparente, comme dans le rythme couplé du cœur, tantôt réelle, consécutive à l’altération du système artériel des centres bulbaires : c’est alors le poulslent, permanent ou maladie de Stokes-Adams, qui complique la forme arythmique.
Le bruit de galop, dà à l'hypertension artérielle, - est un symptôme assez constant, mais difficilement perceptible par l’auscultation, car l’arythmie masque ce bruit, sans le faire disparaître, pourtant, en appliquant la main sur la région précordiale, un observateur expérimenté peut souvent sentir « le soulèvement vague et étalé », qui le caractérise.
Le bruit de galop qui, selon la théorie de Potain, résulte de la distention brusque des parois ventricu-
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laires par pénétration de l’ondée sanguine, ne doit pas être confondu avec le /aux bruit de galop, qu'on
peut constater dans 1 arythmie : dans ce cas, c’est un faux pas du cœur, suivi d’un long silence, après une série de quelques révolutions cardiaques complètes,
qui donne cette sensation.
Sous l'influence de la sclérose artérielle, le sang n'arrivant pas en quantité normale, au foie et aux reins, des phénomènes de métopragie peuvent se produire dans les viscères.
Le foie, par défaut d'irrigation sanguine, ne remplit plus les fonctions de destruction ou de transformation des matières toxiques,les reins, pour la même raison, deviennent insuffisants,et n’éliminent plus; « l’insuffi-
sance rénale est un symptôme presque constant des
cardiopathies artérielles, même en l'absence d’albumine » (Huchard). £
Les insuffisances hépatique et rénale ont pour résultat, comme nous venons de le dire, l’incomplète destruction etélimination destoxines, d’où l’accumulation d’une grande quantité des matières toxiques dans l’organisme ; ce phénomène est l’origine de l’apparition des symptômes toxiques que nous allons étudier.
La dyspnée est un symptôme qui n'existe pas toujours dans les cardiopathiesartérielles arythmiques, surtout dans les premières périodes de la maladie.
Cependant on peut la constater dès l’apparition de
l’arythmie ou quelque temps après.
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La dyspnée peut varier de la simple polypnée Jusqu’à la dyspnée d'effort et même la dyspnée continue angoissante avec cyanose ; elle est d'ordinaire nocturne et survient par crises.
Dans les premières périodes de la maladie, la dyspnée est purement toxique et, à l'examen du malade, on ne trouve rien ni du côté des poumons, ni du côté du cœur, qui puisse l'expliquer ; elle est dûe simplement à la rétention des toxinesalimentaires par insuffisance rénale; le régime lacté fait disparaître cette dyspnée toxique.
Néanmoins, plus tard, quand l'insuffisance rénale est très avancée et que la rétention des toxines de l’économie ou endogènes, et des toxines alimentaires est complète, la dyspnée prend la forme urémique (Cheyne-Stokes).
Enfin, dans la période asystolique, la dyspnée est d’origine mécanique ; elle est liée aux épanchements pleuraux, aux œdèmes, aux congestions pulmonaires.
Parfois la dyspnée peut être mécanique et toxique en même temps ; dans ces cas, il faut chercher à combattre d’abord les causes toxiques.
L'œdème aigu du poumon peut être foudroyant, suraigu où aigu. La forme /oudroyante est heureusement plutôt rare, car elle tue presque instantanément.
Les formes suraiguës et aiguës sont beaucoup plus fréquentes ; elles se caractérisent par une dyspnée
intense, l’oppression, la toux ; à l’auscultation, on constate la naissance, sous l'oreille, de nombreux râles sous-crépitants qui peuvent envahir en quelque momoment à la fois toute l'étendue des poumons ; l’expectoration devient graduellement abondante ; cette expectoration est spumeuse et d'une coloration rosée.
. La cause de l'œdème aigu est l'hypertension arté- rielle considérable dans la petite circulation, l’insuffisance du ventricule droit.
L'origine de cet accident est le trouble de l’innervation cardio-pulmonaire par périaortite ; d’ailleurs l’élément foxique, par Son action sur les nerfs vasomoteurs, joue un rôle important dans la production de l’œdème pulmonaire (Huchard. Renaut de Lyon).
Les épanchements pleurauæ sont une Cause Importante de la dyspnée.
Leur apparition est souvent observée au cours des cardiopathies artérielles ; ils siègent plutôt à droite qu’à gauche. La pathogénie de ce phénomène est vague, on pourrait peut-être attribuer cette prédilection pour le côté droit à l’embolie pulmonaire, plus fréquente de ce côté ; quant à la cause de leur production, il faut incriminer les troubles de la circulation.
Souvent l’abaissement du diaphragme, à la suite d’un épanchement pleural droit, a pu donner l'illusion d’un foie cardiaque ; on comprend la gravité de cette erreur au point de vue thérapeutique.
Signalons, parmi les symptômes toxiques, les trou-
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bles dans les fonctions de l'appareil digestif, d’où manque d’appétit, le dégoût des aliments azotés, etc. Donc, tous ces symptômes toxiques résultent de l'accumulation des.toxines dans l’économie, à la suite des troubles fonctionnels de l’épithélium hépatique et rénal ; la thérapeutique ne doit pas agir contre eux, mais bien contre leur cause : l’intoxication.
Troisième période (mitro-artérielle).
L'altération du myocarde; l'insuffisance auriculaire, les œdèmes, l’hydropisie, les congestions. la diminution de la tension artérielle ; en un mot, les symptômes dont l’ensemble formé l’asystolie, caractérisent cette période. |
Dans cette troisième période de la maladie, le malade doit être considéré comme un cardiaque ordinaire.
L'asystolie. — TI faut distinguer l’asystolie brusque, qui peut paraître dans le cours de la maladie et qui est curable, de l’asystolie terminale.
La première entre en scène brusquement, elle est souvent provoquée par une cause minime, comme un peu de fatigue, un léger effort, etc. ; cette crise disparait rapidement par le repos et le régime lacté. Dans l’asystolie de la troisième période, le pronostic
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