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faut être fixé, autant que possible, sur l’origine de ja lésion, sans toujours trop se fier aux. dires du malade; néanmoins, très souvent, un interrogatoire bien dirigé amène au diagnostic.
La présence d’un souffle systoliqueou diastolique ne suffit pas pour permettre d'affirmer une lésion valvulaire, car il y a.des souffles au cours des cardiopathies à forme arythmique, surtout à la période avancée de la maladie ; ils proviennent de la perte de souplesse des valvules et de la dilatation des cavités : cette lésion valvulaire est tout à fait secondaire à la sclérose du myocarde.
La présence simultanée d’un souffle et de l’arythmie rend le diagnostic plus difficile. En pareil cas, lequel des deux symptômes est apparu le premier ?
Or, il faut savoir que dans les cardiopathies à forme arythmique, l'arythmie ouvre la scène, le souffle se fait entendre beaucoup plus tard (ou jamais), tandis que dans les cardiopathies valvulaires le souffle apparaît le premier et ensuite larythmie.
Parfois, dans le rétrécissement mitral, il y a de l’arythmie; la coexistence de l’arythmie avec la lésion de la valvule mitrale ne doit pas être interprétée autrement que par la concomitance de lésions myocardiques plus marquées au niveau de l’oreillette: (Huchard, Merklen, Hoffmann.)
Le diagnostic différentiel entre l'insuffisance mitrale et la forme arythmique des cardiopathies arté-
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rielles devient très simple après la recherche des symptômes artériels extracardiaques constants dans la seconde, tandis que dans la première ils font souvent défaut ; d’autres fois, quand ils existent, ils sont moins accentués et se traduisent par la faible tension artérielle, les stases, etc.
Les arythmies inconscientes accompagnées de signes de l’hypertension artérielle sont toujours liées à la cardio sclérose.
Néanmoins, tous les arythmiques ne sont pas artério-scléreux ; il y a des arythmies qui, par leur
persistance, imposent le diagnostic d’une cardiopa-
thie à forme arythmique ; dans ces cas, une erreur peut avoir quelquefois des graves conséquences, causées par un traitement défectueux. ;
Telles sont les arythmies réflexes, qu’on rencontre dans les affections gastro-intestinales (Potain), dans celles de l’utérus, du foie, dans l’anémie chronique, les bronchites chroniques, les maladies fébriles, les sténoses du larynx, les états psychiques, comme la peur, la tristesse, l'inquiétude. (Nothnagel), sous l’action des bains froids, d’une douche, du thé, du café, du tabac (Teissier), enfin dans les lésions organiques du cœur sans artério-sclérose.
Certains sujets présentent des arythmies phystologiques (Stoll) d'origine congénitale. et l’arythmie angoissante paroxystique et essentielle, décrite par M. Huchard.
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°« Au milieu du meilleur état de santé, écrit M. Huchard, survient chez un sujet relativement jeune, le plus souvent (25 à 40 ans), une arythmie désordonnée, avec pulsations fortes, faibles et inégales s’accompagnant presque toujours d’une sensation angoissante, sans douleur angineuse. L'accès . dure quelques heures, pendant une journée ou même pendant plusieurs jours et, par suite, pendant plusieurs semaines ; puis il se termine par | prompte régularisation des battements cardiaques, qui péuvent conserver leurs caractères absolument normaux
pendant plusieurs semaines ou même pendant plusieurs mois, jusqu'à la crise suivante qui survient
presque toujours spontanément et sans cause ». Cette arythmie est observée surtout chez les névropathes et les neurasthéniques, en l'absence de toute lésion cardiaque.
Le tableau suivant, montre les différentes causes de l’arythmie :
Classification des arythmies.