CHAPITRE VI
Moyens thérapeutiques.
Les cardiopathies artérielles à forme arythmique, n’ont pas de thérapeutique autre que celle des cardiopathies artérielles en général.
Mais comme de toutes celles-ci, les cardiopathies arythmiques sont le plus souvent confondues avec les
cardiopathies valvulaires, dont le traitement est si
différent; 1l nous paraît nécessaire au sujet des cardiopathies artérielles arythmiques, de rappeler le traitement des cardiopathies artérielles en général.
Nous avons emprunté les différents détails sur le traitement rénaldes cardiopathies artérielles, au travail très documenté de notre ami le docteur Bergouignan sur «( le traitement rénal des cardiopathies artérielles ». (Thèse, Paris 1902.)
La thérapeutique dans les cardiopathies artérielles |
a surtout pour but de diminuer autant que possible introduction des toxines et de faciliter en même temps leur élimination.
Les deux conditions capitales sont atteintes, d’un côté par l'hygiène et le régime alimentaire, qui, à lui seul, prend une très grande importance, et, d’un autre côté, par les médicaments diurétiques.
Néanmoins, en dehors du traitement réual, il faut prescrire, pendant les premières périodes de la maladie, les médicaments vaso-dilatateurs, dont l’action sur les artères a pour effet de faciliter indirectement le travail du cœur.
La trinitrine, à la dose de X gouttes de la solution alcoolique et le tétranitrol (1/2-3 centigr.), sont des médicaments dépresseurs de la circulation de premier ordre.
Les iodures, dans une périodé plus avancée, peuvent rendre des grands services, comme médicaments dépresseurs. M. Huchard, quoiqu'il combatte l’abus de la médication iodurée, estime que les iodures, grâce à leur action sur le processus scléreux, peuvent amener à la longue la guérison d’une cardiopathie artérielle. La dose ne doit pas dépasser de 0,20 à 0,30 centigrammes, et pendant 15 ou 20 jours de chaque mois seulement.
Enfin, dans une troisième période, les cardiotoniques, digitale, strophantus, caféine, rempliront une dernière indication, celle de fortitier le cœur.
CARAMANO 5
mer 1
| Hygiène.
Dans les cardiopathies artérielles, le principal danger est celui de l’hypertension sanguine ; aussi le séjour aux altitudes supérieures à 500 mètres, ou au
. bord de la mer doit être évité. 1
Cependant, dans la première période, quand les É symptômes sont tout à fait à l’état latent, on peut, } sans trop de risques, permettre le séjour au bord de Ë la mer, dans une station abritée des vents où les à changements de température ne sont pas brusques. 4
On doit proscrire également les habitations bumi- 1 des exposées au vent, et daus lesquelles le soleil ‘4 pénètre à peine. 4
Le séjour à la campagne, loin du mouvement des 4
villes, de l'agitation mondaine, des théâtres, doit être choisi par les malades.
Nous avons déjà signalé plus haut que les émotions morales peuvent, non seulement aggraver la maladie, mais la créer de toutes pièces. |
Peter a dit « que le cœur physique est doublé d’un cœur moral ».
Le moral doit être traité, car son influence sur le système artériel n’est pas niable. 0
On observe souvent en effet, la pâleur du visage, 4 le refroidissement. des extrémités, à la suite d’une
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PS: Enlénte te et ce RE est le résultat au + Spasme vasculaire. |
ds Les émotions morales souvent répétées. peuvent na déterminer à la longue un spasme permanent des De vaisseaux, qui aura pour résuliaf la sclérose des $ RRNÔree. :
En même temps que le surmenage moral, le sur-
__ professions qui exposent aux fatigues exagérées, aux marches prolongées, aux ascensions, enfin le travail . manuel, auront un effet désastreux sur la maladie.
E. Ajoutons que les trop longs voyages en chemin de : “er, les Riémenades fréquentes en voiture, doivent être déconseillées.
s 2 en une vie de repos et de calme, dans un milieu tem- péré, sans s ariations climatériques brusques.
; - Alimentation.
. Le régime alimentaire, comme le répète souvent
thies artérielles . AE usage de la viande, et surtout l abus des viandes
autant dans les classes riches que dans les classes pauvres.
menage physique doit être interdit aux malades ; les
En résumé, l’hygiène de nos malades doit consister.
M. Huchard, est la base du traitement des cardiopa-
peu cuites et faisandées, est trop répandu de nos jours
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La viande est l’aliment qui renferme le plus grand nombre de toxines.
Aussi il faut croire que leur introduction incessante dans l'organisme fatigue à la longue l’épithélium rénal qui, bientôt devenu insuffisant, ne peut plus les éliminer complètement.
«Il en résulte, dit M. Huchard, dans tout le système artériel, un état de spasme plus ou moins permanent, lequel produit rapidement de l'hypertension et consécutivement l’artério-sclérose. »
I] faut proscrire toute alimentation riche en toxines. Le régime végétarien, le lait, les œufs, avec une quantité modérée de viande, doivent composer la ration journalière des malades.
L'opinion de Peter, à propos du traitement alimentaire des cardio-artériels, n’était pas du tout la même comme on peut en juger par la citation suivante qu’il nous à paru utile de reproduire.
« Les excès de table, dit Peter, sont fâcheux; aussi il faut les éviter. La nature des aliments n’est pas non plus sans importance ; en général, ils ne doivent pas être trop excitants, quand le malade est arrivé à la phase congestive et à fortiori hydropique de son affection, une certaine diète sèche devient nécessaire, en vue de ne pas augmenter, par l’ingestion immodérée de liquides, la masse sanguine et de soulager ainsi le cœur et les vaisseaux ; par conséquent peu de soupes et de bouillons, maïs plutôt de la vaunde saignante
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