SEE MO
tate merveilleux obtenus par le régime lacté dans les cardiopathies artérielles.
Le lait le plus en usage est le lait de vache.
Le régime lacté exclusif suffit à lui seul à réparer les pertes de l'organisme, grâce aux éléments qu'il renferme.
La quantité absorbée dans les vingt-quatre heures
doit être de trois litres et demi à quatre litres.
L'action diurétique du lait est indiscutable ; l'agent
principal de la diurèse est le sucre du lait, aussi plusieurs laits, pauvres en sucre, n’augmentent que peu la diurèse. k
Nous reviendrons, plus loin, sur l’action diurétique du lait, quand il sera question des autres diurétiques ; nous insisterons ici seulement sur son action -antitoxique. :
Il est prouvé que le lait est un aliment antitoxique. Charrin et Roger ont démontré, par des expériences, la diminution de la toxicité urinaire pendant le régime lacté. |
Marette a signalé, dans sa thèse (1894), qu’au
début de la prescription du régime lacté, la toxicité. urinaire augmente ; cet effet est dû au passage plus
abondant des toxines par l’épithélium rénal, à la suite de l’augmentation de la Sécrétion urinaire.
Dans les cardiopathies artérielles, le régime lacté peut rendre le plus grand service.
Les observations cliniques de M Huchard, les
élèves, ne font que confirmer l’action de cet aliment
antitoxique. CRn Rumpf (1897), voulant combattre la calcification du système artériel, s'était opposé au régime lacté
dans l’artério-sclérose, à cause de sa richesse en
chaux : partant de ce principe, il propose le régime suivant : viande 200 grammes, pain 100 grammes,
poisson 100 grammes, pommes de terre ou fruits 100 grammes. | «A supposer même, dit Bergouignan (thèse, 1902),
que le régime dé Rumpf puisse agir sur les incrusta-
tions calcaires, il aurait toujours le grand défaut de
retirer du malade les bénéfices antitoxiques et diuré- tiques du lait, et l’exposer à des accidents toxiques par l’emploi journalier de la viande et du poisson. »
Mode d'administration.
Dans les cas où le régime lacté exclusif est prescrit,
le malade doit prendre trois litres et demi à quatre
litres de lait dans les vingt-quatre heures.
Cette quantité doit être prise à intervalles espacés et uon pas irrégulièrement, selon le caprice du malade ; il ne faut pas dire aux malades : « Prenez du lait tant que vous voudrez, comme vous voudrez et quand il vous plaira », selon la remarque de Karell,