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Capvern (Hautes-Pyrénées), altitude 450 mètres, eau sulfatée, bicarbonatée, calcique et magnésienne. Température 21°-24.. | Evian (Haute-Savoie), altitude 372 mètres, eau bicarbonatée sodique faible.
. Nous n'hésiterons pas à dire que, parmi ces eaux minérales, l’eau d'Ævian est la plus indiquée dans lé traitement de cardiopathies artérielles. | L'élimination rapide de cette eau est sa qualité . dominante. | Avec un traitement bien conduit, la diurèse totale est augmentée, et l’on peut observer, qu'en même temps, les matières solides des urines s’éliminent en quantité proportionnelle avec l’élément liquide, Le traitement hydro-minéral ne doit pas être suivi indifféremment par le malade ; il faut éviter, surtout au début, l’absorption de grandes quantités d’eau, il ne faut pas croire que plus on boit, plus abondante sera Ja diurèse ; au contraire, l'ingestion de doses
‘ exagérées détermine parfois l’anurie par congestion rénale.
Les eaux minérales doivent être prises à intervalles plus ou moins espacés, suivant l’état du malade. | Quand des eaux minérales sont bien administrées, elles font uriner sans augmenter la tension artérielle. 11 faut s'arranger, en effet. de telle façon que, pendant
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la cure, les malades n’ont à la fois que 200 à 300 gr. d’eau dans le sang, cela n’augmente pas leur tension w artérielle et les fait uriner. Ë
En résumé, dans le traitement des cardiopathies ®# artérielles par les eaux minérales, il faut rechercher avec le lavage de l'organisme, une action diurétique, E et par suite; la diminution de l’intoxication par l’élimination des toxines.
Diurétiques rénaux.
Les diurétiques qui entrent dans cette classe, agissent sans élever la tension vasculaire, et uniquement 1 par excitation de l’épithélium rénal. |
La diurèse abondante amenée par les diurétiques, à è pour résultat, la deshvdratation du sang, ce phénomène explique la disparition des œdèmes, dont le liquide va vers le sang devenu plus concentré qu'eux. 3
Dans cette classe de diurétique entrent : le lait, la lactose, la théobromine, les sels diurétiques, etc.
Lait et lactose.
Nous avons déjà parlé du lait comme aliment antitoxique, ainsi que de la façon dont on doit l’adminis-
trer; actuellement, nous allons examiner seulement
son pouvoir diurétique.
Quelques litres de lait par jour peuvent amener une
diurèse beaucoup plus abondante qu'une égale quan-
tité d’eau.
G. Sée a attribué cette propriété diurétique du laït
* à l’action du sucre du lait sur l’épithélium rénal. Il a
observé que l’ingestion de 100 grammes de lactose
dans un ou deux litres d’eau amenait une abondante diurèse, qui peut atteindre, le troisième jour 4 litres; :
à partir de ce moment, elle retombe à deux litres.
M. Huchard pense que l’action diurétique de la lactose a été exagérée, et que, dans plusieurs cas, elle a été nulle.
Cure de petit lait.
Le petit lait est la sérosité qui reste après que l’on a débarrassé le lait de son beurre et de la caséine ; c’est un liquide jaunâtre d’un goût douceâtre, dû à la : présence de la lactose.
“. Aujourd’hui, la cure du petit lait est tombée dans le discrédit, peut-être à cause du dégoût et des troubles gastriques qu'elle provoque.
Théobromine.
La théobromine est un diurétique qui agit sur l’épithélium rénal sans augmenter la pression sanguine et
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sans agir directement sur le cœur ; pourtant, d'après Geissler et Pawinskï, la théobromine augmenterait la pression sanguine.
M. Huchard 9 vu parfois chez des malades, après l'emploi de la théobromine, l’impulsion cardiaque de-
venir plus forte. Margouliès et d’autres pensent que
ce médicament a une action sur le système cardiovasculaire. |
La théobromine est un des meilleurs diurétiques, très peu toxique, n'ayant aucune action nocive sur les.
reins déjà malades, «La théobromine ne fait pas ap-
paraître l’atbumine dans les urines qui n’en renfer-
maient pas auparavant, sauf'dans les cas de rein cardiaque, et, peut-être dans ces cas, ce n’est pas par. l’altération rénale, mais par le fait de la rentrée dans
la circulation des œdèmes et des hydropisies (Huchard).
La mon doit être prélérée à l’agurine (théo-
- bromine sodée et acétate dé soude) ainsi qu'à la diu-
rétine (salicylate de soude avec théobromine Rose qui tous deux sont des diurétiques toxiques.
L’eflet diurétique de la théobromine se produit très rapidement, souvent dès le deuxième jour, la quantité d'urine peut monter à trois litres ; nous avons pu voir la quantité d'urine augmenter de 4 à 5 litres, surtout dans les cas où le régime lacté était associé à la médication par la théobromine. C’est de plus un médicament déchlorurant (Widal).
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Après cessation du médicament, la diurèse peut rester pendant quelque temps encore à un chiffre élevé ; mais le plus souvent, après la suppression de la théobromine les urines ne tardent pas à diminuer.
Suivant les observations de G. Sée, le médicament n'aurait aucune action sur le système nerveux même à une dose élevée.
M. Huchard, dans sa communication à la Société de thérapeutique (1896), a signalé que la théobromine peut produire, dans certains cas, à des doses différentes et suivant les sujets, des phénomènes d’excitation cérébrale en même temps que des vomissements et de la céphalalgie en casque.
Cette céphalalgie « n’est pas pulsatile comme celle de trinitrine, ni bourdonnante et vertigineuse comme celle de la quinine ; elle commence par une des tempes puis s'étend progressivement de l’autre côté jusqu'à envahir la région occipitale où elle se fixe sous forme de resserrement violent et de casque. ».
Parfois nous avons vu survenir des accidents toxiques chez des malades traités par la théobromine ; dans ces cas, il faut penser que la cause de ce phénomène
était due à l'usage d’une théobromine impure car,
après lavoir remplacée par {a santhéose (théobromine française), les accidents toxiques cédaient, tandis que l'effet diurétique du médicament restait aussi bon.
En résumé, la théobromine pure est un diurétique puissant et des plus fidèles. Son action est directe