‹ Les Cardiopathies Artérielles à Forme ArythmiqueChapitre 36 sur 51 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Renseignements cliniques fournis par

151 observations.

Nous avons cru, d’un haut intérêt clinique, de résumer, sous forme de statistique, les différents symptomes et les effets obtenus, par le traitement rénal, chez les malades, qui étaient l’objet de nos observations. Nous voulons, par cet exposé, démontrer qu’il y a quelques faits bien établis par la constance avec laquelle ils se présentent et qu'en clinique ils ne sont passibles d'aucune objection.

Comme preuve à toutes nos assertions nous avons voulu publier le plus grand nombre d’observations, afin de pouvoir affirmer, sans incertitude, que chaque fois qu’on est en présence du syndrôme composé, d’arythmie et de dyspnée toxique, le diagnostic de cardiopathie artérielle doit être posé ; celui-ci d’ailleurs sera justifié, quelques Jours plus tard, par l'effet du traitement alimentaire et rénal que nous avons décrit. |

Chez tous nos malades, l’arythmie était un symptôme latent et, en parcourant les observations, on constate que c’est la dyspnée, ou l'oppression survenue à la suite d’un écart de régime, d’une fatigue ou d’une maladie, quiles obligent à venir consulter.

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L'arythmie se présente souvent sous la forme irrégulière, mais très souvent aussi elle prend la forme rythmée et surtout dans les cas où un diagnostic erroné avait pour conséquence la prescription de la digitale Exemple les observations 4, 5, 97, etc.

L’arythmie, qui s’installe la première, persiste peadant toute la durée de la maladie, ou plus exactement pendant toute la vie du malade, dans aucune de nos observations l'arythmie n’a disparu à la suite du traitement; rarement elle a été modifiée. Exemple les observations 97, 98, 99, 101, etc.

Ainsi il faut conclure que l’arythmie, due a une lésion du myocarde, est irréductible. Nile traitement rénal, ni le traitement alimentaire, et encore moins la digitale peuvent la faire disparaître.

Insister sur le traitement digitalique pour la combattre c’est exposer le malade aux dangers les plus

| graves: |

Quant à la dyspnée que nous disions être un des symptômes prédominant après l’arythmie (voir page 96), elle est presque toujours constante; ainsi parmi nos observations, elle figure nettement chez 88 de nos malades, et chez les autres 62 elle se manifeste encore, moins nettement cependant, et les malades n’ont présenté que de l’oppression. Dans tous les cas, cette dyspnée ou cette oppression survenaient toujours sous l’influence de l'effort.

Le diagnostic de ce mode de dyspnée et de la cause qui lui donne naissance, a une importance considérable, c'est elle qui attire l’attention du malade, parce

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que le moindre effort, le plus léger mouvement la fait naître, et ce n'est qu’à la suite de ce symptôme si pénible qu'il vient consulter. Il faut la reconnaître car la dyspnée est un symptôme banal de plusieurs autres maladies, et trop souvent malheureusement des malades étaient traités comme asthmatiques emphysémateux, etc, exemples observations (4, 5, 11, 13, etc.), tandis qu’il s'agissait chez eux que d'une dyspnée toxique, toujours réductible par le traitement antitoxique et les diurétiques (145 sur 151 observations).

Les renseignements tirés du traitement rénal et alimentaire sont tous en faveur des opinions émises par M. Huchard.

Le lait comme aliment antitoxique à toujours triomphé, et on peut constater, dans toutes nos ob. servations, que le régime lacté absolu avec la théobromine au bout de 5, 8 ou 10 jours ont fait disparaître 9 fois sur 10 tous les symptômes en dehors de l’arythmie.

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