‹ Les Cardiopathies Artérielles à Forme ArythmiqueChapitre 37 sur 51 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Os. [I (personnelle). — Cardio-sclérose arythmique.

! André Cap..., 65 ans, ébéniste, entre le 12 novembre 1902, Me salle Chauffard (service de M. Huchard).

Pas de syphilis, pas d’alcoolisme, ni tabagisme, mangeur de viande.

Il y a deux ans essoufflements, dyspnée d'effort, palpitations par accès sous l'influence de la moindre fatigue. Mauvaise digestion amaigrissement.

Depuis le mois de février 1901, vertiges. Après les repas et le matin en se levant, œdème léger des membres inférieurs, urine souvent. Albumine. é à

Examen. Amaigrissement, léger œdème des membres inférieurs ne dépassant pas les molléoles. Foie sensible, pas augmenté de volume. Dyspnée ; essoufflements.

Cœur. Impulsion cardiaque énergique à la percussion on constate une hypertrophie cardiaque.

À l’auscultation. Le second bruit à la base. à droite du sternum retentissaat, arythmie très accusée, tendance à l’allorythmie, pas de bruit de galop, ni de souffle de lésion valvulaire.

Artères. Elévation des sous-clavières, artères radiales. K dures, temporales, flexueuses.

Pouls irrégulier. Tension artérielle 200.

Dans la poitrine quelques râles fins aux deux bases, emphysème.

Traitement. Régime lacté. Théobromine 1 gramme.

1% novembre. La dyspnée persiste, le malade était pris la nuit par des accès d'étouffements.

Matite à la base droite, râles fins plus abondants.

Arythmie très accusee, folie du cœur. Battements artériels du cou. Tension artérielle 20°. Urine 460 grammes. Albumine:

Traitement. Lait. Théobromine 1 gr. 50, ventouses séches, 1/4 de mill. de digitaline. l

17 novembre. Moins de dyspnée, la nuit un seul accès d'étouffements, un peu d’agitation, œdème pas ShHQuee

Submatité à la base droite, quelques râles.

Battement artériel moins accusé, l’arythmie persiste instance

avec tendance à devenir rythmée. Urine 1100 grammes. Albu-

mine.

Traitement. Lait Théobromine. L gouttes de digitaline.

21 nov. Peu de dyspnée, le malade a pu dormir une partie de la nuit, pas d'accès de suffocation dans la nuit, pas d’agitation, l’œdème a diminué.

Submatité presque disparue, peu de congestion aux deux bases : Foie, lobe ES du foie légèremeut douloureux à la pression.

L’arythmie persiste. Tension artérielle 18 1/2. Urine 2000 g1. Abumine.

Traitement. Lait. Théobromine. pas de digitaline.

25 novembre. Le malade à pu faire quelques pas dans la salle. La dyspnée à disparu dans la nuit, voulant se lever brusquement pour uriner, léger accès d'étouffement, l’æœdème a disparu.

Pas de râles dans la poitrine,

L’arythmie persiste.

Tension artérielle 18. Urine 3.100. Traces d’albumine.

Traitement. Lait, un peu de légumes, théobromine.

97 novembre. Le malade se sent plus fort. Depuis deux jours a dormi toute la nuit.

Arythmie persiste. Urine 3.600.

CARAMANO

LR Fe ER

Traitement. Régime mixte.

Théobromine, 1 gramme.

30 novembre. Marche dans la journée dans fa salle, en montant l’escalier, ùn peu de dyspnée. La nuit pas de suffocation:

L'arythmie persiste.

Urine, 3.500.

Traitement mixte avec théobromine.

18 décembre. Le malade a quitté l’hôpital avec légère dyspnée. Après la marche, ou un effort a de l'arythmie qui n'a subi qu'une très legère modification. à

Ueine 2.900 grammes, pas d’albumine.

Traitement. Mixte. Théobromine, 1 gramme, dix jours cha-

que mois. ”

O8s. II (personnelle). — Cardio-sclerose arythmique.

M. R..., 58 ans, cocher. Entre pour dyspnée d'effort, essoufflements, insomnies, œdème des membres inférieurs. |

Depuis un an, dyspnée et essoufflement au moindre effort, rendant impossible de conduire. Le sommeil est troublé par des accès de dyspnée.

Examen à l'entrée. (Hôpital Necker), 10 juin 1902. Amaigrissement, léger œdème des membres inférieurs, foie sensible, quelques râles fins dans la poitrine.

Cœur. Retentissement diastolique, élévation des sousclavières. Arythmie très accusée avec tendance au rythme couplé. |

‘ Pouls, vibrant, irrégulier.

Urine rouge, albumine.

Traitement. Régime lacté absolu.

Théobromine, 0,50.

14 juin. La dyspnée a diminué, peu d’œdème. Foie normal, pas de râles dans la poitrine. «

L’arythmie très accusée.

Urine, 2 litres, traces d'albumine.

Traitement. Lait, théobromine.

18 juin. Presque pas de dyspnée, œdème imperceptible, le malade se sent plus vigoureux.

L’'arythmie toujours pas modifiée, urine, deux litres et demi, nuage d'albumine.

Traitement. Régime mixte, théobromine.

22 juin. La dyspnée a entièrement disparu, pas d’œdème, pas d’albumine. Urine, 2.700.

L'arythmie n'a pas été modifiée.

Traitement. Régime mixte. cesser la théobromine.

25 juin. Le malade se sent de plus en plus vigoureux. Urine. 8 litres. Arythmie.

2 juillet. La dyspnée reparaît faible à la suite d’une fatigue. Le malade demande de la théobromine, elle lui est administrée, 0,50, pas d'œdème ni d’albumine. Urine, 2,400. Arythinie.

25 juillet. Le malade peut quitter l'hôpital. pas de dyspnée. Urine, 3 litres 200.

L'arythmie persiste toujours. +

6 octobre. Le malade vient nous voir afin de nous demander, s’il pouvait reprendre son métier, n’a plus d'insomnies.

Examen. Pas de dyspnée, pas d'œdème, foie normal. L'aryth- .

mie n’a pas été modifiée du tout.

Traitement. Régime mixte, absolu pendant cinq jours chaque mois.

Théobromine ; 0,50, tous-les mois pendant dix jours.

Os. III (personnelle.) — Cardio-sclérose arythmique.

Charr.., 60 ans, sans profession, vient consulter, pour dyspnée d’effort, essoufflements, œdème des membres inférieurs, insomnie. se lève souvent la nuit pour uriner.

Pas de maladies en dehors d’une ou deux bronchites. Depuis quatre mois, dyspnée, palpitations à la marche et l'effort, insomnies. manque d’appétit.

Examen (2 juin 1903). Dyspnée, œdème des membres inférieurs ne dépassant pas les genoux, mou. Foie douloureux, dépassant d’un doigt les fausses côtes. Quelques râles d'emphysème dans la poitrine. à

Cœur. Impulsion précordiale un peu forte, à l'auscultation, retentissement diastolique à droite du sternum, tachycardie et arythmie très accusée, tendance au bruit de galop.

Pouls, irrégulier, vibrant.

Urine. traces d’albumine.

Traitement. Régime läcté absolu, pendant huit jours, théobromine, 0,50 par jour. DE

9 juin. Presque pas de dyspnée, le malade peut dormir, léger œædème. Urine, pas d’albumine.

L’arythmie n'est pas modifiée.

Traitement. Régime lacté mixte, cesser la théobromine.

16 juin. Pas de dyspnée, ni œdéme.

L’'arythmie persiste sans la moindre modification

Traitement.

Os. IV (personnelle). — Cardio-sclérose arythmique

H...,58 ans, raffinier. Vient consulter pour dyspnée d'effort, oppression, douleurs précordiales, œdème des membres inférieurs, amaigrissement, trouble de sommeil.

Jamais malade. Depuis 4 ans ne peut plus märcher sans être pris de dyspnée et d’oppression. Le sommeil est troublé par des accès de dyspnée, urine peu et souvent, avait pris de la digitale et du trional contre l’insomnie, qu'un médecin lui avait | prescrit, pas de régime ; aucune amélioration, au contraire la dyspnée est devenue plus intense.

Examen (17 mars 1903). Amaigrissement, œdème remontant au-dessus des genoux, léger au niveau du scrotum. Foie augmenté de volume, surtout le lobe gauche douloureux à la pression. - Dyspnée intense, oppression. Râles fins aux deux bases, léger épanchement du côté droit.

Cœur et artères. Retentissement diastolique-à droite du sternum, élévation faible des sous-clavières. hésitation de la systole, tachycardie et arythmie rythmée (probablement due à la digitale).

Urine. Albumine en abondance.

Traitement. Régime lacté exclusif pendant 8 jours. Théobromine : 1 gramme, repos, cesser la digitale et le trional.

24 mars. Un peu moins de dyspnée, le malade peut dormir la plus grande partie de la nuit. Le foie moins douloureux, l’'épanchement pleural tend à disparaître. L’ædème du membre ne dépasse pas les genoux, est moins marqué.

L'arythmie toujours très accusée.

Albumine moins abondante.

Traitement. Régime lacté absolu. <

Théobromine 1 gr. pendant 8 jours, repos.

31 mars. Très peu de dyspnée, sommeil, l'œdème très diminué, pas de râles dans la poitrine.

L'arythmie pas modifiée. Albumine diminuée.

Traitement. Régime mixte, théobromine, 0,50.

7 avril. Pas de dyspnée, œdème disparu entièrement, traces d’albumine.

L'arythmie persiste.

Traitement. Du lait comme base du traitement, légumes, * peu de viande bien cuite, pas le soir. Tousles mois, pendant cinq jours, régime lacté absolu et théobromine pendant dix jours.

91 avril. Le malade est vigoureux, dit avoir gagné depuis un mois deux kilos et demi, ne présente aucun symptôme en dehors de l’arythmie qui persiste toujours avec la même intensité.

Traitement. Le même.

Os. V (personnelle). Cardio sclérose arythmique.

Ch..., 45 ans, employé. Vient consulter pour dyspnée, œdème. du membre inférieur, mauvaise digestion, palpitations.

Pas de maladies. Depuis un an dyspnée d’effort, beaucoup d’oppression, troubles de sommeil par des accès de dyspnée, palpitations, albumine. Etait traité par un médecin qui lui avait ordonné de la digitaline puis de l'iodure de potassium.

Examen (13 janvier 1903). Dyspnée très accusée. Oppression, œdème des membres douloureux à la pression Foie gros, douloureux, dépasse les fausses côtes.

Aux poumons quelques râles fins et matité à la base droite,

Cœur dilaté. Retentissement diastolique à droite du sternum, tachycardie, arythmie rythmée.

Urine. Albumine.

Traitement. Lait absolu. Théobromine, 1 gramme.

20 janvier. La dyspnée est moins accusée. le malade accuse la disparition presque complète de l'insomnie ainsi que de la dyspnée nocturne, moins d’œdème, pas douloureux. Foie

gros, moins sensible.

Submatité à la base du poumon droit.

Cœur. Tendance au bruit de galop, l'arythmie rythmée persiste. Albumine. |

Traitement. Même traitement pendant 8 jours.

27 janvier. La dyspnée est beaucoup diminuée. Pas de râles ni de submatité dans la poitrine. L’œæœdème a beaucoup diminué.

Le bruit de galop n’est plus perçu qu'après avoir fait marcher le malade. Pas de tachycardie. L'arythmie n’est pas modifiée. Traces d’albumine.

Traitement. Régime mixte. 0,50 de théobromine (le malade à accusé une légère céphalalgie).

3 février. Peu de dyspnée et d’œdème. Arythmie toujours persiste la même.

Traitement. Régime mixte. T'héobromine française, 0,50.

de 10 février. Le malade se plaint d’une grande faiblesse. » Toujours peu de dyspnée, l'œdème a presque disparu.

* L'arythmie persiste.

È Traitement. Même régime, injection de cacodylate de li-

De. thine tous les deux jours. |

À 24 février. Le malade se sent plus fort. Pas de dyspnée,

t Plus d’œdème. L'arythmie un peu moins accusée.

40 Traitement. Régime mixte avec un peu de viande. Cesser M: la théobromine, ‘21100 i " f \ /

OBs. VI (personnelle). — Cardio-sclérose arythmique. j 22 DES

Mme V..…., 60 ans, boulangère. Vient consulter pour es- LR

“à soufflements à la marche et aux efforts et pour œdème des ca

n jambes. | Malade seulement depuis 6 ans. A cette époque, paralysie

ÿ | du côté droit.

1 Depuis trois ans, à la suite d’une fatigue, essoufflements,

1 oppression, œdème, albamine ; urine souvent et peu. N: Depuis, la malade évite le travail, étant essoufflée au Ÿ moindre effort.

Examen (24 noverabre 1902). (ŒEdème des membres infé-, rieurs dépassant les genoux. Foie douloureux, dépasse de deux doigts le rebord des fausses côtes. Dyspnée. Quelques râles fins à la base des deux poumons. +

Cœur et artères. Second bruit de l'aorte bien frappé, élé- | vation des sous-clavières. Arythmie très accusee avec ten-

dunce au rythme couplé, pas de bruit de galop, ni de tachycardie.

Urine. Albumine en grande quantité.

Traitement. Régime lacté exclusif (3 litres de lait) pendant 45 jours. Théobromine 1 gr. par jour. Repos.

2 décembre. Presque pas de dyspnée, peu d’essoufflement. 1 l’œdème presque disparu.

AE

Urine 3 litres (dit-elle). Traces d’albumine. L'arythmie persiste. |

Traitement. Pendant ut jours régime lacté.,

Théobromine, 0,50.

8 décembre. La malade ayant mangé de la viande depuis trois jours, arrive avec dyspnée, essoufflement, œdème, albumine.

Examen. Foie douloureux, gros, dépasse de trois doigts les fausses côtes.

Poumons. Congestion aux deux bases.

Arythmie. — Tachycardie, tendance au bruit de galop.

Traitement. Lait absolu, 1,50 théobromine.

22 décembre. La malade ayant suivi rigoureusement le traitement, se dit guérie.

Examen. Pas de dyspnée, peu d’essoufflement aux efforts, traces d’albumine. l’œdème a presque disparu. Pas de congestion aux poumons,”foie gros indolore.

L'arythmie persiste, toujours la même.

Traitement. Régime lacté mixte. Théobromine 0,50 cent.

13 janvier 1903. La malade se sent bien, elle nous dit que chaque fois qu'elle fait un excès de régime ou qu’elle travaille trop. la dyspnée apparaît ainsi que l’essoufflement et l’œdème, qui disparaissent sous l'influence du régime lacté et de la théobromine.

L'arythmie persiste toujours avec la mème intensité.

Traitement. Régime lacté mixte, thécbromine 0,50 pendant quinze jours par mois. Régime lacté absolu cinq jours par mois.

OBs. VIT (personnelle). — Cardio-sclérose ar ythmique.

C..., 53 ans, cocher. Vient consulter -pour dyspnée d'effort, oppression quile prend par accès, surtout la nuit d'où le sommeil est troublé. De temps en temps douleurs à la région ster-

nale. Depuis quelques semaines, œdème des jambes. Urine souvent, se lève deux, trois fois la nuit, a maigri. À 20 ans, rhumatisme aigu, pas de lithiase, pas de syphilis À mangé beaucoup de viande. Abuse de l’alcool, fume un peu.

Examen (3 novembre 4903). Oppression, dyspnée, face amaigrie,ædème prétibiale,mais n'arrive pas aux genoux. Foie légèment sensible, ne dépasse pas les fausses côtes. Quelques râles fins aux deux bases, pas d’épanchement pieural. |

Cœur. — Arythmie très accusée, on arrive à peine à compter les pulsations, tachycardié, léger souffle à la pointe, très localisée ne se propage d'aucun côté. Retentissement diastolique, Elévation des sous-clavières. Albumine.

Traitement. Lait absolu pendant huit jours, repos, théobromine, 1,50.

10 novembre. Le malade respire mieux, pourtant les accès d’oppression persistent toujours. la nuit ne peut dormir dans son lit. L’œdème a diminué. Les autres symptômes constatés il y a huit jours, persistent.

Le malade n'a pas continué la théobromine, car deux jours après il était pris d’une céphalalgie violente en casque.

Traitement. Lait absolu. Santhéose 1 gramme.

14 novembre. Le malade estvenu nous dire qu’il n’a plus de céphalalgie. Respire mieux. L’œdème a diminué. La nuit est plus calme. peut dormir pendant la plus grande partie. Tachycardie diminuée. L'arythmie persiste toujours, moins accusée (90 pulsations). Quelques râles aux poumons. Foie sensible. Albumine, traces.

Traitement. Lait, quelques légumes. Théobromine 0.50 cent.

24 novembre. Respire toujours mieux, oppression et dyspnée très peu par la marche et l'effort, a voulu conduire, n’a pas pu? œdème presque disparu.

La nuit, peut dormir couché dans son lit se lève qu'une seule fois pour uriner. ét pourtant. dit-il j’urine comme deux, pas de céphalalgie par la théobromine.

Tachycardie diminuée (85). Arythmie persite de temps en

ls 10602

temps tendance à devenir rythmée (rythme couplé du cœur). Foie un peu sensible au lobegauche. Pas d’albumine.

Traitement. Lait etrégime. Théobromine, garder le repos

pendant quelque temps.

4er décembre. Oppression disparue, un peu de dyspnée à la suite d’un effort. La nuit dort bien, œdème disparu.

Pas de tachycardie. Arythmie pas modifiée. A D diastolique. Se sent plus vigoureux, veut manger. Urine beaucoup. pas d'albumine.

Traitement. Lait, légumes.

8 décembre. Le malade a mangé il y a deux jours de la viande, le soir. La nuit oppression, impossible de dormir, était obligé d'ouvrir les fenêtres pour respirer.

Traitement. Œdème léger des membres. Dyspnée peu acusée.

Foie douloureux. Arythmie, tachycardie. Albuminurie.

Traitement. Lait, régime. Théobromine.

15 décembre. Le malade va de nouveau bien, presque pas d’oppression, nuit peut dormir. pas d’œdème, pas d’albumine. Arythmie toujours accusée le rythme couplé a disparu. Urine beaucoup.

29 décembre. Le malade croit dit-il avoir vingt ans, peut marcher, dormir, sans avoir le moindre accès de dyspnée ou d’oppression, œdème et albumine disparus. Foie et poumons normaux.

L'arythmie persiste sanssaucune modification, plus de tachycardie, léger retentissement diastolique.

. Le souffle systolique qu'on entendait à la pointe a disparu.

Traitement. Pendant un jour chaque Semaine, régime lacté exclusif. Les autres jours beaucoup, de lait et des légumes, peu: de viande seulement à déjeuner bien cuite, pendantles dix jours de chaque mois, le matin. un cachet de 0,50 de théobromine éviter les fatigues, ne pas fumer.

Os. VIII. — (Recuerllie dans le service de M. Je docteur Renon. Hôpital de la Pitié, — Cardiopathie artérielle à forme arythmique.)

Mme Legr..., 52 ans, marchande des quatre saisons. entre salle Cruveilhier le 9 mai 1903, pour oppression, essoufflements. toux, douleur précordiale. Comme antécédents pathologiques, pleurésie gauche à 42 ans. (2 1/2 d'épanchement), elle quitte l'hôpital Laënnec après 3 mois, guérie et ne toussa pas par la suite. Pas de rhumatisme, jamais de fièvre infectieuse, éthylique. (Cauchemars, tremblements).

Elle a eu 6 enfants et une fausse couche.

Au mois de février dernier, après un effort, oppression,

dyspnée, palpitations, douleur précordiale, après un repos de trois jours elle a pu reprendte son travail un peu calmée. . Quatre jours après, réapparition des mêmes accidents. Elle fait appeler un médecin, qui lui a prescrit la médication suivante t Régime lacté, théobromine, teinture de digitale (15 gouttes tous les jours pendant 20 jours sans interruption ; comme son état devenait de plus en plus grave, elle fut transportée à la Pitié.

Examen à l'entrée : léger œdème, au cœur tachycardie avec arythmie très prononcée. Deuxième bruit à droite du sternum bien frappé. Pouls : 120.

Poumons. Quelques râles aux deux bases.

Urine 700 grammes. beaucoup d’albumine.

Traitement. Régime lacté, deux litres et demi à trois litres de lait, ventouses scarifiées et sèches, théobromine.

12 mai. La malade présente à peu près les mêmes symptômes, néanmoins, On constate moins d'oppression. Urine 1.500 gr.; aibumine.

Traitement. Régime lacté, théobromine 1,50 grammes.

19 mai. Très peu d’oppression et de tachycardie. Pouls : 90 arythmie très accentuée.

Urine 2.700 grammes Théobrominé, régime lacté.

23 mai. Du 20 au 23 la malade n’a pas eu des médicaments, en dehors du régime lacté. Uurine. 1000 grammes, albumine, oppression, température: 380. (La malade mangeait en cachette). Traitement, lait. digitaline 15 gouttes de la solution au {/1000, prendre tous les jours pendant trois jours.

25 mai. Urine 2000 grammes, peu d’albumine, pas d° œdème, pas de dyspnée, ni d'oppression, l’arythmie persiste. Température : 3702.

30 mai. Urine deux litres et demi pas d’albumine, pas de tachycardie, arythmie, la malade a pris deux cachets de . 30 centigrammes de théosine..

1er juin. La malade ayant pris du bouillon pendant deux jours, se sent mal, oppression, essoufflement.

Urine 1.500 grammes.

Régime lacté, digitaline 15 gouttes.

4 juin. Urine 1.700 grammes, pas d’oppression ni d’essoufflement. La malade a pu faire une courte promenade dans le jardin sans fatigue.

L’arythmie persiste.

Traitement. Régime mixte, théobromine.

Les jours suivant jusqu'à la fin de son séjour la malade suivait le régime lacté mixte. L'arythmie persistait toujours.

OBs. IX (personnelle). — (Recueillie dans le service de M. Renon. Hôpital de la Pitié.)

M. Spor..., 58 ans, chiffonnier, entre pour dyspnée d'effort, oppression, œdème des jambes.

Homme bien portant, jusqu’il y a deux ans. A cette époque il a ressenti des battements de cœur. avec douleur dans le côté gauche du thorax et l'hypochondre. et de l'oppression à l’occasion d’un effort (pas de vertiges). Ethylisme.

Examen à l’entrée (2 mai 1903. salle Monneret. lit n° 14).

Œdèmes des jambes. Foie douloureux, rate très sensible à la pression.

Poumon. Quelques râles de congestion aux deux bases.

Cœur. La surface de matité augmentée, arythmie très accusée, rythme couplé, tachycardie, souffle systolique à la pointe, second bruit à droite du sternum éclatant.

Urines rares, pas d’albumine.

Traitement. Régime lacté absolu (trois litres et demi). Digitaline de la solution au 1/1000 peudant quatre jours à doses décroissantes (XX, XV, X, V.)

5 mai. Urine 3000 grammes, pas d’alburuine, peu d oppression et de tachycardie, arythmie.

10 mai. Urine 1.500 grammes, le malade se lève et marche dans la salle, les râles de congestion sont devenus très rares. Régime lacté mitigé, arythmie, pas d’œdème.

15 mai. Toujours la même quantité d’urine: le bon état du malade persiste, Fe de tachycardie, pouls 80, arythmie, même régime.

21 mai. Urine 1.000 grammes, pas d’albumine, un peu d’op-

pression. Régime mixte avec davantage de lait. L'arythmie

persiste.

26 mai. Urine, 1.500 grammes, même état.

30 mai. Urine, 4.000 grammes, la malade a pris la veille, deux cachets de 0,30 de théobromine, pas d’oppression, arythmie toujours accusée.

1% juin. Urine, 4.000 grammes. Arythmie, aucun autre symptôme, le malade veut quitter l'hôpital, théobromine, 0,30 cent.

5 juin. Urine, 1.500 grammes, n’ayant pris aucun médicament depuis trois jours. Aucuns symptômes en dehors de ‘ l’arythmie qui persiste, toujours très accusée.

Traitement. Régime mitigé, surtout beaucoup de lait, peu de viande. Théobromine deux fois par semaine.

Os. X (personnelle).

D.., 57 ans, marchand de légumes. Entre à l’hôpital {service de M. Huchard), pour palpitations, oppression, dyspnée par la marche et l'effort, ne peut plus traîner sa charrette, sans être obligé de s'arrêter tous les dix pas; œdème des membres inférieurs, amaigrissement, a perdu quatre kilos depuis deux ans, époque à laquelle il était pris, pour la première fois, par un accès de dyspnée, en montant un escalier. Pas d’antécédents en dehors de quelques légères bronchites, a beaucoup fumé, pas d’alcoolisme, pas de syphilis, ni de lithiase.

Examen à l'entrée (3 septembre 1903.)

Facies pâle, œdème mou remontant et dépassant légèrement les genoux, oppression, dyspnée, le malade ne peut pas rester couché dans son lit, lèvres légèrement cyanotiques, extrémités froides.

Pouls fort, vibrant, l'impulsion cardiaque très énergique.

Cœur. Arythmie très accusée, légère tendance à l'allorythmie, tachycardie, retentissement diastolique : élévation

des sous-clavières, souffle systolique à la pointe, très loca-

lisée. Ve

Poumons. Râles fins aux deux bases, surtout à gauche, base droite, submatité.

Foie gros, dépasse les fausses côtes, matité commence. septième côte, jusqu'à quatre travers de doigts au-dessous des fausses côtes, douloureux. La rate légèrement augmentée de volume sensible. Albumine.

Traitement. Régime lacté absolu. Solution de digitaline de Nativelle au 1/1000 L.

5 septembre. Le malade ne peut pas dormir la plus grande partie de la nuit, un peu moins d'oppression et de dyspnée. Signes d’auscultation, les mêmes, l’arythmie a tendance à devenir rythmée.

L'épanchement pleural paraît un peu diminué, le foie tou-

jours douloureux, quoique un peu moins. L'œdème a dimi-

nué. Urine, 1000. albumine.

Traitement. Lait absolu. Théobromine, 1,50 en trois fois.

9 septembre. Dyspnée ei oppression diminuées sensible-

ment, le malade peut dormir une grande partie de la nuit, mais pas couché dans son lit. Quelques ràles aux deux bases, l’épanchement pleural très diminué. Foie toujours gros, ne dépasse que de trois doigts les fausses côtes, douloureux. Rate pas sensible. Œdème diminué, dépasse légèrement la région prétibiale.

Arythmie très accusée de temps en temps, rythme couplé, hésitation de la systole, le souffle a tendance à disparaitre, retentissement diastolique moins accentué, élévation des sousclavières. Quelques ràles aux deux bases, matité disparue. Urine, 1.700 à 2.000 grammes. Albumine.

Traitement. Lait. Digitaline, 40 gouttes à prendre dans quatre jours. Lactose.

14 septembre. Respire beaucoup mieux, était pris par un accès de dyspnée en voulant faire un effort. Peut rester couché dans son lit assez longtemps, la nuit est plutôt calme peut dormir. Urine, 2.000. Albumine diminuée. Arythmie pas modifiée.

Traitement. Lait, quelques légumes, Spartéine et convallaria maialis. | ni

17 septembre. Même état. Urines, 2.000, traces d’albumine.

22 septembre. Oppression disparue, peu de dyspnée. Après avoir marché dans la salle, dort presque toute la nuit. Arythmie moins accusée, pas de tachycardie (70), souffle de la pointe a disparu. Rien aux poumons. Foie moins gros sensible, à la pression. Œdème à peine marqué. Urine, 1.700, traces d’albumine.

Traitement. Régime lacté mixte. Théobromine:

26 septembre. Le malade se sent plus vigoureux. L'arythmie persiste toujours, accusée, très irrégulière, œdème

disparu, très peu de dyspnée. le malade est descendu au jardin. un peu de fatigue en montant les escaliers. Urines, 2500 à 3000. Albumine disparue : Même traitement.

30 septembre. Le malade dit se sentir bien, veut sortir de l'hôpital, pas de dyspnée. pas d’æœdème. Arythmie persiste. Ainsi que le retentissement diastolique. Urine, 3100, pas d’albumine.

Traitement. Régime lacté absolu deux jours par semaine, les autres jours, régime mixte, peu de viande, bien cuite, surtout pas le soir, prendre de temps en temps des cachets de 0,50 de théobromine.

2 octobre, Le malade a quitté l'hôpital, ne présentant que de l’arythmie. S

Oss. XI (personnelle) suivie d’autopsie.

M... 68 ans, journalier. Entre à l'hôpital pour oppression et dyspnée violente. Œdème des membres inférieurs considérable, remontant jusqu'à l'abdomen.

Eæamen (8 octobre). Le malade peut à peine répondre aux questions qu'on lui pose. D’après sa fille qui l’accompagne, depuis cinq ans, oppression et dyspnée par la marche et l'effort, sans être obligé pourtant de quitter ses affaires. Depuis un an, impossibilité de faire quelques pas sans être pris de dyspnée. Ne dort pas la nuit, urine souvent, œdème des membres inférieurs, douleurs au bras gauche. Etant soigné pour maladie de cœur et asthme, a pris à maintes reprises: digitale, strophantus, caféine, morphine, iodure, n’a jamais été mis au régime lacté. À l’âge de 21 ans, étant aux colonies: fièvres, rhumatisme, pas de syphylis. Pas de lithiase. Ethylisme. A toujours beaucoup fumé.

Faciès pâle, nez. lèvres cyanosées, pieds froids. Le malade est assis dans son lit. en proie d'une dyspnée extrème.

Œdème non douloureux remontant jusqu’à l’ombilie, Foie

AA RTE

gros, impossible de préciser ses limites. très douloureux à la moindre pression.

Poumons. Congestion passive des deux poumons. Matité du

côté droit remontant jusqu'à l’angle de l’omoplate.

Cœur. Arythmie très prononcée, delirium cordis, tachycardie. on arrive à compter entre 130 et 150 pulsations. Souffle qu'on ne peut pas localiser. Cœur gros, frémissement assez prononcé. Pouls dur. Urines albumine.

Traitement. Digitaline, 40 gouttes de la solution au 1/1000.:

Lait. Ventouses.

9 octobre. La nuit délire, dyspnée extrême. accès d’étouffements avec sensation de bare épigastrique. Urine rare, malgré la digitaline prescrite. Râles fins, matité à droite pas diminuée, tachy-arythmie très accusée, œdème peut-être un peu diminué. Le malade se trouve en pleine asystolie.

Traitement. Saignéede 350 grammes, injections de éaféine. Théobromine 2 grammes.

12 octobre. Urine 150 grammes. Râles fins, crachats sanglants. Dyspnée la même, accès d’oppression de plus en plus fréquent. Folie du cœur, impossible de compter le nombre de pulsations. Digitaline.

13 octobre. Le malade est mort dans un accès d'oppression, après avoir craché abondamment de la mousse sanglante.

Autopsie après 38 heures.

A l’ouverture du thorax s'écoule 1000 grammes de liquide de la plèvre droite. Les deux poumons très congestionnés.

Cœur. Gros, surtout le cœur gauche, dur, taches laiteuses sur toute l'étendue du myocarde, deux grands foÿers de la dimension d’une pièce de 50 centimes et un franc sur la paroi des oreillettes, ainsi que d’autres plus petites qui tranchent à peine sur la pàleur du myocarde.

A l'ouverture du cœur. on constate quelques taches de sclérose sur le pilier de la valvule mitrale qui est insuffisante, sur la surface de la coupe, on peut voir à la loupe quelques petits foyers de sclérose. Volume du cœur : 450 grammes.

CARAMANO à 5

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Aorte. Quelques plaques d’athérome en forme de tête d’épingle, un peu au-dessus de la valvule sigmoïde, une plus large formée par la réunion en groupe dés quelques foyers de la grosseur d’un gräin de millet.

A l'examen microscopique où constate qu'il s’agit d’une sclérose péri-vasculäire avec endartérité et périartérite assez accusée. épaississement marqué de la tunique éxterne des artères. Dissociation des fibres musculaires par formation de tissu conjonctif.

Foie. Très augmenté de volume, surtout lobe gauche,

d’une colaration rouge foncée. Poids : 1960.

Reins. Petits, couleur de la substance corticale. jaunâtré de la substance médullaire. rouge.

Dans la cavité abdominale 500 grammes de liquide.

Obs. XII (personnelle) suivie d’autopsie.

P..., 59 ans, terrassier. Entre à l'hôpital dans un état d’asystolie bien accusée, ne pouvant pas marcher, il est porté dans son lit — parle à peine, ayant une oppression extrême, respire la bouche ouverte. |

Examen \14 novembre). Amaigrissement, facies pâle, nez, pommettes, lèvres, ongles violacées, extrémités des membres supérieurs et inférieurs froides, œdème considérable des membres inférieurs arrivant jusqu’à la paroi thoracique, jugulaires turgescentes, impulsion Cardiaque forte.

Respiration bruyante. Foie gros, douloureux à la moindre pression. À l’auscultation des poumons, pluie de râles fins sur toute l’étendue, pas de matité ni de submatité à droite ou à gauche, expectoration rare, quelques crachats mousseux striés de sang. ?

Cœur (delirium cordis). Impossibilité absolu de constater s'il y à un souffle, tellement l’arythmie et la tachycardie

qi

sont violentes. La matité cardiaque paraît augmenter. Pouls petit. impossible de compter les pulsations.

Traitement. Ventouses scarifiées aux deux bases et sur le foie, ventouses sèches sur toute l'étendue du thorax. Digitaline. Nativelle de la sol. au 1/1000° 40 gouttes. Lait.

16 novembre. Le malade n’a pas dormi du tout, très déprimé. Facies pâle, respire péniblement la bouche grande ouverte. Ne peut pas parler. Aucune amélioration par les ventouses et la digitale, œdème toujours le même. A l'examen des poumons, toujours des râles fins, mais pas aussi nombreux qu'il y a deux jours, ne crache pas. Cœur, arythmie, tachycardie, on peut constater de temps en temps un souffle diasto= lique à la base, il est impossible de localiser ce souffle exactement, pourtant il à un maximum à droite du stérnum et se propage, croirait-on, vers l’aisselle droite. Hypéertrophie cardiaque, battements de la pointe dans le 6° espace en dehors de la ligne mammelonnaire. Le malade a très peu uriné, urine sur lui, se trouvant dans l'impossibilité de faire le moindre mouvement. Albumine en grande quantité.

Traitement. Même traitement. Morphine en injection pour la nuit.

18 novembre. Le malade est mort à 6 heures du soir 18 17? dans un moment d'angoisse respiratoire extrême.

Autopsie le 19 novembre, après 36 heures à peu près.

A l'ouverture, très peu de liquide s'écoule. Congestion des deux poumons presque sur toute l’étendue, surtout marquée aux bases. e

Cœur hypertrophié, surtout le ventricule droit. Poids 400 gr. Coloration pâle. Plusieurs plaques de sclérose isolées et confluentes sur toute l'étendue du myocarde autant sur les parois des ventricules que sur celles des oreillettes, elles forment de petites taches isolées. Le péricarde contenait un peu de liquide séreux. Au toucher on constate des points de sclérose manifesté à côté d'autres points mous et friables. La pointe du cœur est dure, plaque de sclérose irrégulière assez large. Paroi de

la pointe épaisse. À l’intérieur nombreux caillots agoniques. Sur la surface de la coupe, petits foyers de sclérose, spécialement au niveau de la cloison, sur les piliers de la valvule mitrale, quelques foyers de sclérose äe la grosseur d’une tête d’épingle, la valvule n’est ni insuffisante ni rétrécie- L’aorte présente quelques plaques d'athérome, surtout au niveau des valvules sigmoïdes. Insuffisance aortique (épreuve de l’eau). Les coronaires perméables, la coronaire droite contient un Caillot qui l’oblitère entièrement, elles sont dures au trouble.

A l'examen microscopique, une périartérite et endartérite très accentuée, avec fovers scléreux autour des artères. Altération des fibres musculaires, avec dégénérescence graisseuse manifeste. ù

Foie très augmenté de volume (poids 2.500 gr.) de couleur rouge. Congestion marquée.

ÆReins gros, de couleur rouge, foyers scléreux au niveau des pyramides de Malpighi.

La cavité abdominale contenait environ 500 grammes d’un liquide séreux transparent.

Os. XIII (personnelle), suivie d’autopsie. —- Ch..., 63 ans, palefrenier. Entre à l'hôpital dans un état d’asystolie très accentué. Dyspnée angoissante, orthopnée d’une extrême violence. Œdème considérable des membres inférieurs, du serotum et de la paroi abdominale; extrémités des membres ; lévres violacées, nez, doigts cyanosés. Peut à peine parler. Visage pâle, voix entrecoupée, asphyxie menaçante. Etait soigné pour bronchite chronique avec emphysème , asthme, maladie de cœur ; avait pris plusieurs médicaments : digitale, iodure, datura, morphine, etc.

Examen 7 octobre 1902. Dyspnée considérable, amaigrissement, pâleur de la face, extrémités refroidies, cyanose, œdème

mou, douloureux. Foie gros, douloureux à la pression. Battement accusé des artères du cou. Pouls rapide, irrégulier, impossibilité de compter, fort, bondissant (130-150 pulsations).

Cœur. Arythmie, folie cardiaque, tachycardie (l'arythmie avait paru longtemps avant d'être malade), retentissement diastolique, élévation des sous-clavières. Volume du cœur très augmenté, la pointe bat au-dessous de la 6° côte, en dehors de la ligne mammaire. A droite, la matité arrive-au bord droit du sternum, impulsion cardiaque très énergique. on ne constate pas de souffle.

Poumons. Râles très fins, innombrables, naissant sous l'oreille, surtout au poumon gauche. sur toute son étendue. Poumon droit. matité. N’urine pas, ne crache pas.

Traitement. Ventouses sèches et scarifiées. des premières sur toute l’étendue de la poitrine, des secondes à la base des poumons et sur le lobe gauche du foie, région très douloureuse. Digitaline 40 gouttes. Lait.

8 octobre. Dyspnée très accusée, anxiété, toujours de l’orthopnée. Œdème pas diminué. syncope locale des extrémitées. Température abaissée (36°). Pouls irrégulier, moins fort, petit. Tension artérielle très élevée, 22 (Potain).

Auscultation. Arythmie toujours très accusée, moins de tachycardie. Souffle très bref localisé à la pointe, entendu de temps en temps.

Poumons. Toujours pas d’expectoration, râles fins sur toute l’étendue du poumon gauche. Percussion paradoxale à droite de la matité jusqu’à l’angle de l’omoplate.

Urines 200 grammes, albumine en grande quantité.

Traitement. Saignée de 300 grammes. Ventouses sèches. Injections de caféine.

9 octobre. Le malade, dans une crise de dyspnée, d'une violence extrême, meurt asphyxié. Quelques moments avant la mort, à l'auscultation du cœur. le choc précordial a fait place au battement en ailes d'oiseau. Le pouls était faible, petit, la tension artérielle était plus abaissée (19).

Autopste 36 heures après la mort.

A l'ouverture du thorax s'écoule un liquide transparent, environ 1.000 grammes. Les deux poumons portent les signes d'une congestion des plus accentuées, surtout le poumon gauche, qui porte l'empreinte des côtes vers sa parlie inférieure., très volumineux. À la coupe et la pression on fait sortir une quantité abondante de mousse sanguinolente.

Cœur. Dans le péricarde, petite quantité de liquide séreux. Poids et volume du cœur très accrus. Coloration feuille morte à côté de partie de coloration normale. Myocarde mou, friable. Sur la paroi des oreillettes, foyers scléreux. On ne constate rien du côté des ventricules. L

Au microscope, on constate une dégénérescence graisseuse sur une étendue assez considérable, ce qui prédomine les foyers scléreux qui entourent des artères atteintes de .périartérite ; enfin, hyperplosie conjonctive.

Reins. Gros, pyramides Malpighi, d’une coloration rouge foncé. Au microscope, on constate une surproduction de tissus conjonctifs qui englobeut les artères.

Foie. Augmenté de volume, congestion intense, foie muscade. Au microsepe, on constate la veine centrale augmentée de volume, gorgée de sang.

La cavité abdominale contenait une légère quantité de liquide séreux.

O8s. XIV. — (personnelle) suivie d’autopsie.

Th..., 55 ans, journalier. Entre à l'hôpital le 148 décembre 1902. Oppressé. dyspneique, respire péniblement et avec saccades. (Edème.

Examen. Le malade ne peut parler, chaque mot qu’il prononce le fatigue. Facies pâles, lèvres violacées, extrémités froides. Œdème mou prétibial remonte jusqu'au scrotum. Impulsion cardiaque plutôt faible : la pointe du cœur entre la sixième

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