CHAPITRE PREMIER
Historique et Définition
Les cardiopathies artérielles arythmiques constituent une forme de cardiopathies artérielles caractérisée anatomiquement par la sclérose du myocarde et symptomatiquement par une arythmie irréductible.
L'histoire des cardiopathies artérielles et leur division en différentes formes date seulement d’une vingtaine d'années, lorsque notre maître, M. Huchard, pour la première fois, s’attacha à leur étude dans ses leçons de l'hôpital Bichat (1884).
L'arythmie, en général, avait été signalée depuis longtemps par les anciens auteurs, mais ils n’y attachaient pas une grande importance.
Au commencement du xviu° siècle, Hoffmann É (1702), Sénac (1745), Bordeu (1754), Fouquet (1767),
PEPOSEES
avaient attaché à l’arythmie une valeur séméiologique assez considérable dans les affections mitrales.
Andral (1834) attribuait déjà l’arythmie des vieil- ‘Jards à un état pathologique du cœur. Stokes (1844) est le premier qui écrivit que les irrégularités du rythme du cœur. ne sont pas dues à la lésion des valvules du cœur, mais à l’altération du myocarde.
L'opinion de Stokes fut confirmée plus tard par les travaux de Lancereaux et de Krehl, qui ont prouvé que ce n’est que lorsque les lésions inflammatoires atteignent le myocarde que l’arythmie entre en scène.
Après Stokes, plusieurs auteurs, comme Bouillaud, Lorain (1870), Ridsardson (1871), Lasègue (1873), Lereboullet (1871), Sée (1879), ont étudié l’arythmie sans insister beaucoup sur son origine myocardique.
Ebstein, après les travaux de Lancereaux, ayant observé des cas de sclérose du myocarde sans arythmie, avait attribué cette irrégularité du cœur aux troubles de l’appareil nerveux ; néanmoins d’après lui, le myocarde n’était pas étranger à sa production.
Pour Peter, l’arythmie était le contre-coup d’une lésion aortique sur le myocarde, par l'intermédiaire du plexus nerveux cardiaque, altéré par l’inflammation du voisinage.
Pour Richard et Schmaltz l'arythmie de la cinquantaine était physiologique et dûe à l'état athéromateux des artères.
Balfour pense que l’arythmie doit être toujours liée à l’altération du myocarde.
M. Huchard a toujours constaté la sclérose du myocarde, chez les vieillards qui présentaient de l’'arythmie.
D’après Fraenkel, Juhel Rénoy et Rigal, l’arythmie serait l'exception dans la sclérose du cœur.
Bard et Philippe rattachent l’arythmie à la myocarcardite interstitielle ; cette arythmie, disent ces auteurs, se caractérise par sa persistance: « Rien ne peut mieux caractériser cette arythmie qu’en faisant remarquer qu'elle s’atténue parfois, sans disparaître complètement, sous l'influence du traitement.
D’après Renaut et Mollard, l’arythmie de la myocardite segmentaire essentielle relèverait de lésions dégénératives du myocarde.
Notre maître, M. Huchard, rattache l'arythmie irréductible à la myocardite consécutive à l’artériosclérose du cœur.
Broadbent en Angleterre, Rosenbach et Leyden en
Allemagne, Edgren de Stockholm, sont d'avis que : l'arythmie dépend de la sclérose du muscle cardiaque.
Il faut conclure, de ces donnés historiques sur l'étude de l’arythmie permanente, que chez un individu
surtout d’ Fee artérielle et “e ae est sous la dépendante d Ve te jpiess inou