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quelle, il faut connaître et opposer les cardiopathies artérielles, aux cardiopathies valvulaires, si difiérentes au point de vue de l’étiologie, de la symptomatologie, du traitement et du pronostic.
Dans les cardiopathies valouluires, presque toujours d’origine rhumatismale, les lésions des orifices sont le point de départ de toute l’évolution de la maladie, et les altérations du myocarde, n’apparaissent que longtemps après le début.
Les cardiopathies artérielles, au contraire, sont dues à l’artério-sclérose, c’est-à-dire, à une maladie des petits vaisseaux artériels.
Cette localisation morbide gouverne toute la symptomatologie de ces maladies.
Le myocarde, ne tarde pas à présenter des foyers scléreux ; quant aux valvules, elles peuvent parfois aussi perdre leur souplesse, mais seulement dans la période ultime de la maladie; en un mot «les cardiopathies artérielles ont le cœur pour siège et les artères pour origine ».
Les cardiopathies artérielles commencent au cœur périphérique, pour finir au cœur central, tandis que les cardiopathies valvulaires ont comme point de départ le cœur central.
L’artério-sclérose et les cardiopathies artérielles, qui en dérivent deviennent très fréquentes de nos jours, dans toute les classes de la société.
Les causes qui donnent naissance à la lésion vas-
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culaire sont multiples ; nous ne les énumérerons pas
ici afin d'éviter des redites inutiles ; il suffit de dire
que l’organisation sociale actuelle, notre mode d’existence, sont les principaux facteurs de ces maladies. Dans le groupe des cardiopathies artérielles, nous avons à considérer plusieurs formes :
1° La cardio-sclérose à forme douloureuse ; 2° La cardio-sclérose à forme myo-valeulaire ; 3° La forme cardio-bulbaire (maladie de Stokes Adams) ;
4 Les formes cardio-pulmonaire et cardio-hépa-
patique ;
9° La forme cardio-rénale ;
6° LA FORME ARYTHMIQUE.
Parmi ces formes cliniques, nous envisagerons donc exclusivement /& forme cardio-arythmique qui présente un grand intérêt à cause des erreurs de thérapeutique et de pronostic auxquelles elle expose,
Cette forme est très souvent méconnue « beaucoup
d’observateurs, dit M. Huchard, commettent une
erreur de diagnostic en rangeant tantôt ces cas dans la catégorie des affections mitrales sans souffle, tantôt dans les arythmies réflexes d’origine gastrointestinale, dont on abuse ». De là, les traitements les plus contre-indiqués et souvent les plus dangereux:
«Dans les cardiopathies artérielles, ce n’est. pas le
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cœur central que la thérapeutique doit viser, mais le cœur périphérique (Huchard). »
« Abaisser la tension artérielle, diminuer la contraction vasculaire pour soulager le cœur central » tel doit être le principe de la thérapeutique.
Il faut s’adresser aux reins et aux autres organes éliminateurs pour faciliter l'élimination des. toxines qui, par leur action vaso-constrictive sur les artères, entravent la circulation périphérique. ;
Une fois cette élimination des toxines assurée, et la circulation rétablie, le cœur central sera indirectement fortifié.
Il ne faut pas viser l’arythmie dans la forme qui nous occupe, et chercher à la combattre par la digitale ou d’autres médicaments toni-cardiaques ; l’arythmie n'étant qu’un symptôme, il faut traiter la cause.
Plusieurs formes des cardiopathies artérielles ont été décrites par les élèves de notre maitre, M. Huchard ; la forme arythmique ne l’est que dans une thèse d’un de ses élèves, M. Giocanti (De l’Arythmie dans les maladies du myocarde, Paris, 1900). M. Huchard, qui a étudié cette forme arythmique, dès la 1°° édition de son Zraité des Maladies du cœur, en 1889, et qui en a fait l’objet d'une communication au Congrès international de médecine en 1900, nous a montré souvent des malades atteints de cardiosclérose à forme arythmique et c’est lui qui nous à
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appris à diagnostiquer cette variété des cardiopathies artérielles.
Les nombreuses observations introduites dans le
texte ont pour but de montrer que, dans cette forme
des cardiopathies artérielles, on peut observer toutes les variétés de l’arythmie qui est le symptôme le plus important et trop souvent le seul.
Nous montrerons aussi que. parfois, des malades atteints d’une cardiopathie artérielle, à forme arythmique, chez lesquels la dyspnée était assez marquée, ont été traités pendant assez longtemps, et bien à tort, comme des cardiaques valvulaires, des asthmatiques ou des emphysémateux.
Avant d'aborder ce sujet, qui est d’un très grand intérêt clinique et thérapeutique, nous tenons à remercier notre maître, M. Huchard, de la confiance dont il nous à honoré en mettant à notre disposition les très nombreuses observations de sa consultation privée. Un petit nombre d'’entre-elles seulement figure à la fin de notre travail. ‘