‹ Les caressesChapitre 30 sur 85 · LE TRÉSOR · texte numérisé non relu

LE TRÉSOR

Tu sers à mes désirs un éternel repas.

Tu peux donner toujours, tu ne t'appauvris pas.

Pour rajeunir la fleur de tes roses caresses, Il suffit qu'après une absence tu paraisses.

Quand sans voir tes yeux bleus je reste plus d'un jour, Je trouve un renouveau piquant dans ton amour.

Ta bouche a conservé la fraîcheur d'une aurore. Comme avant de t'avoir, je veux l'avoir encore.

Tes eharmes sont pareils au laurier toujours vert Qui garde son printemps même au cœur de l'hiver.

Ton corps plein de secrets connaît l'art de renaître. Je ne verrai jamais le fin fond de ton être.

Ton corps voluptueux ressemble à ce trésor Où les Nibelungen accumulaient leur or.

On peut le dissiper comme on jette du sable, Il en reste toujours. II est inépuisable.

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