‹ Les caressesChapitre 37 sur 85 · A CORPS PERDU · texte numérisé non relu

A CORPS PERDU

Hurrah! Que notre nuit toujours recommencée Soit comme une bataille aux aveuglants éclairs Qui fasse évanouir le jour dans mes yeux clairs! Et tant mieux si ma mort doit en être avancée !

Redouble de caresse et de rage insensée, Jusqu'à vider mes os, jusqu'à rompre mes nerfs ! Dans des spasmes pareils au rut fauve des cerfs, Fais saigner largement mon corps et ma pensée !

THERMIDOR Ul

Tu peux m'ouvrir le ventre et me casser les reins. Frappe! Je ne crains pas la mort. Ce que je crains, C'est que ta soif d'aimer ne soit pas assouvie ;

Et je veux t'enivrer sans fin, jusqu'au moment Où, les yeux effarés, tu briseras ma vie Gomme un ouvrier soûl brise son instrument,

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