U FEMME AUX ROSES
NUE , et ses beaux cheveux laissant en vagues blondes Courir à ses talons des nappes vagabondes.
Elle dormait, sereine. Aux plis du matelas Un sommeil embaumé fermait ses grands yeux las, Et ses bras vigoureux , plies comme des ailes , Reposaient mollement sur des flots de dentelles. Or, la capricieuse avait , d'un doigt coquet , Sur elle et sur le lit parsemé son bouquet , Et, fond éblouissant pour ces splendeurs écloses 1 Son corps souple et superbe était jonché de roses.
Et ses lèvres de flamme , et les fleurs de son sein Sur ces coteaux neigeux qu'elle montre à dessein , Semblaient , aux yeux séduits par de douces chimères , Les boutons rougissants de ces fleurs éphémères.