‹ Les cariatides (volume 2)Chapitre 38 sur 101 · CHANSON DE BATEAU · texte numérisé non relu

CHANSON DE BATEAU

LE canal endort ses flots , Ses échos , . Et le zéphyr nous verse Des parfums purs et doux. — Le flot nous berce , Endormons-nous!

Les voix emplissent les airs

De concerts, Et le vent les disperse Avec nos baisers fous. — Le flot nous berce , Endormons-nous !

En vain ton époux caduc,

Comte ou duc , Se jette à la traverse De nos gais rendez-vous. — Le flot nous berce , Endormons-nous!

Ah ! que les cieux étoiles

Soient voilés , Tandis que je renverse Ton front sur mes genoux ! — Le flot nous berce , Endormons-nous !

Qu'importe si dans la nuit

Qui s'enfuit,

L'orage bouleverse

Les éléments jaloux ! —

Le flot nous berce ,

Endormons-nous !

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