‹ Les cariatidesChapitre 9 sur 40 · LUS C A R I A 1 I D E S · texte numérisé non relu

LUS C A R I A 1 I D E S

DiEN souvent je revois sous mes paupières' closes, La nuit, mon vieux Moulins bâti de briques roses. Les cours tout embaumés par la fleur du tilleul. Ce vieux pont de granit bâti par mon aïeul, Nos fontaines, les champs, les bois, les chères tombes, Le ciel de mon enfance où volent des colombes. Les larges tapis d'herbe où l'on m'a promené Tout petit, la maison riante où je suis né Et les chemins touffus, creusés comme des gorges, Q.ui mènent si gaiement vers ma belle Font-Georges, A qui mes souvenirs les plus doux sont liés.

Et son sorbier, son haut salon de peupliers, Sa source au flot si froid par la mousse embellie Où je m'en allais boire avec ma sœur Zélie, Je les revois; je vois les bons vieux vignerons Et les abeilles d'or qui volaient sur nos fronts, Le verger plein d'oiseaux, de chansons, de murmures, Les pêchers de la vigne avec leurs pêches mûres, Et j'entends près de nous monter sur le coteau Les joyeux aboiements de mon chien Calisto!

Septembre 1S41.

Tu as loué Leïla en rimes qui, par leur enchaînement, donnent l'idée d'une étoffe rayée d'Yémen.

Traduction d'un poëme ARABE, Noies des Orientales.

Il semble qu'aux sultans Dieu même Pour femmes donne ses houris.

Mais, pour moi, la vierge qui m'aime, La vierge dont je suis épris, —

Les sultanes troublent le monde Pour accomplir un de leurs vœux. — La vierge qui m'aime est plus blonde QjLie les sables sous les flots bleus.

Le duvet où leur front sommeille Au poids de l'or s'amoncela. — Rose, une rose est moins vermeille Qiie la bouche de Leïla.

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