‹ Les carnets du comte Joseph de maistreChapitre 116 sur 131 · J (9 août). Arr'wée de mou fils · texte numérisé non relu

J (9 août). Arr'wée de mou fils

Le iç juin, à Jorris et le 2 juillet, à Knopio (v. s.) mon fils assiste à deux affaires périlleuses.

Septembre

2 (14), départ de l'Empereur pour Erfurt.

Octobre

16 (28), refour de FEmpercur.

2/ (8. 9^'^\ mort du Chez-' d'Augard: la z'eille, j'ai une comrrsatiou az'cc lui.

.30 (II. ç'"*^) Je reçois la lettre d'E. T. Le lendemain 31. j'enz'oic prendre les informations nécessaires.

31 (12. 9'""') Obsèques du Prince Dolgorouky. tué 01 Finlande.

— du chez'alier d'Augard, au.vquelles /"assiste avec mon fils.

IX^ovembre.

Le 3 (15). 9'""''; les canaux comnuvicoit à se glacer

13 (2^). Xouvelle de la prise de Joseph Buona parte par les Espagnols.

— fausse

S^ Pétcrsbourg. 1809 Mars-Juin..

Le II (23) mars, à y h. du matin, mon thermomètre^.

exposé an midi, marquait — ly"" 1/2 et celui de l'Académie, sur la Xez-a, marqua — 20.

Le 12, le mien descendit à la même heure à iç° et le 13.

Le 14. dinuinche -f 28, Pâques -f 26 dégel. 31 (12 avril), à minuit 10" froid — i, 2, 3. il

y a jusqu'à i^ et 18'' de froid, le matin; dimanche 4,,

le dégel se rétablit 16 (28). La rii'ière part.

Même jour : audience de J/. le C de Romanzoff pour le

congé de mon fils (Semestre indéfini).

Le 28 avril (11 mai ), j'ai écrit à M'' le C de Romanzoff'

pour changer la destination de mon fils. ^lai 18 (30). Audience du même, daiis laquelle je traite le

même su /et — je profite de l'occasion pour lui parler

en faveur de M .^L les Piémontais.

26 (7 juin). Autre audience pour le inêmc sujet. 28 f'"^ pour le même sujet. Les apparences dei'icnnent

meilleures que dans les premières audiences, où FEm-

pereur n'avait voulu adhérer à aucune de mes idées.. Juin.

6 (18) L'Empereur me tire d'embarras, en accordant à

mon fils une gratification de ^.000 Roubles, sous le

nom de Prêt.

Mardi 15 {2"/). L'Empereur, à mon grand étonnement,.

double le bienfait.

Le 2^ Mai (6 Juin): fai quitté mon appartement et je

suis venu à 11 heures ij min. habiter che:: M. AtJia-

nase Sevsieff^, sur la fontalka à côté des boutiques du

cabinet.

s* Pétersbourg. 1809 Août.

J22 Juillet (3 août). Je pars à 7 heures du matin, je déjeune chez Vamxral de Tistchagoff où je m'habille et je vais dîner à la cour; on se met à table à 3 h. 1/2. La table a été tenue par le Comte Alexandre de Soltykoff, quoique le Comte Nicolas de Romanzoff fut à la cour. —

— diné passable. Superbe dessert de fruits à l'ordinaire

— l'ambassadeur de France, Caulincourt, y était avec ses z'assaiix : Espagne, Naples, Wirtemberg, Saxe, U^cstphalie. — Bavière et Danemarc étaient absens. Les chargés d'affaires, secrétaires et conseillers d'ambassade y étaient — ; après diné, la tristesse et V ennui m' ayant saisi, je suis reparti et revenu chez M. l'Amiral. Le soir nous avons été avec les les dames (M^ Tistchagoff M^ Sturzo et sa fille cadette, et la Princesse Tscherbatoff) voir le feu d'artifice, ou pour mieux dire, le bouquet qui a été superbe. Nous l'avons vu du chemin, après avoir parcouru les jardins dans une ligue de l'Empereur, pour voir l'illumination qui a été, de même, fort belle.

Nous avons été mal logés; je partageais une chambre avec le chargé d'affaires de Portugal (M. le Chev^'' Navarru). Il m'a dit qu'il y en avait au j® et qu'il en était de même pour tous les autres, mais je ne l'ai pas vérifié. L'Ambassadeur de France ayant huit pièces, il a pu gêner les autres.

Ayant demandé au valet de pié, affecté à ma chambre, une boisson quelconque il m'a apporté je ne sais quelle drogue au miel et au kloukoi que j'ai renvoyée : cette année, nos z'alets de chambre n'ont pas été nourris — en général, beaucoup de mesquinerie; — le feu d'artifice à II h.

J'ai couché chez l'amiral; le loidemain matin, je suis parti à midi 1/2 et je suis venu dîner chez la Comtesse G ol ovine — le soir retour.

s* Pétersboiirg. 1809 Décembre.

Le 14 (26), j'ai lu la Bulle du Pape qui cxcouiinunic Buonaparte; cette pièce est du 10 Juin — faut ou fait bonne garde aux frontières.

2g (10 Janvier^ obsèques du P. Belobzesky; je dois me rappeler, une autre fois, qu'il faut aller dans la maison avant que de se rendre à V église, lorsqu'il s'agit d'une personne amie. J'étais en petit uniforme. Point de pelisses dans l'église qui était suffisamment échauffée.

1810 Janvier-Mai.

i"" Janvier (13^ Gala à la Cour, le matin : z'isite au grand Duc Constantin, chez qui nous nous sonimes fait écrire — nulle autre l'isite.

Le soir, bal. masqué et souper à riiermitage. Petit uniforme, et domino, sans épée à l'ordinaire.

Je n'ai point été au bal: je suis venu directement à l'Jierniitage, par le grand escalier, à 10 h. 1/2. On ne s'est mis à table qu'à 11 h. 1/4 — j'étais de retour chez moi à I h. J'ai traversé les salles de bal pour me retirer, mais je crois qu'on pourrait se retirer, comme je suis ■venu, par le grand escalier de l'iiermitage, ce qui serait plus expéditif — j'avais parlé au grand Maréchal pour être admis di^-ectement à Vhermitage mais la précaution était superflue, o)i entrait librement.

6 (18). Je }i'ai point été à la cour.

<). dimanche 4-

1/ (29), fête de Jiaissajice de la Princesse Gallitzin-JJ^oldemar. Quelques fracs, la pluralité en uniformes.

1/ (29). avril Pâques -f

^25. 7 mai — j'ai remis au Marquis Paulucci l'épitaphe latine que j'ai composée, à sa prière, pour le feu Baron Henri-Charles Heyking.

Le même jour, 25 avril. 7 mai, // a neigé tout le jour;

S' Pétersbourg. 1810 AUi-Août,

néanmoins par nue tcinpcraturc de j ou 4 degrés de chaleur.

30 avril (12 mai). La rivière part vers les 5 h. du matin. On assure que depuis un siècle, il n'y a pas d'exemple d'une débâcle aussi retardée.

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