‹ Les Cartilages Linguaux Des MollusquesChapitre 16 sur 22 · HOUR · texte numérisé non relu

HOUR

La jeune Lymnée, sortant de l'œuf, à une longueur de À millimètre 3 et sa coquille présente déjà trois tours de spire; l'appareil radulaire est complètement constitué : les fibres musculaires ne renferment guère qu'une substance granuleuse avec quelques fibrilles à la périphérie, les cellules sont encore complètement protoplasmiques et leurs contours ne sont pas apparents. Quinze jours après l’éclosion, les Lymnées ont une longueur de 4 millimètres; les cellules des pièces de soutien ont sécrété la substance liquide qui les rend vésiculeuses, quelques-unes paraissent nettement limitées, mais le plus grand nombre ne le sont pas encore et les noyaux apparaissent comme disséminés dans une masse de protoplasma creusé de nombreuses lacunes (fig. 18).

M. Craparëoe est le seul, je crois, qui se soit occupé du développement histogénique des cartilages linguaux, à propos de Ja Néritine fluviatile. « Primitivement, les cartilages de la langue, chez les embryons, se composent de cellules accolées les unes aux autres, d'une dimension de 002 à Owm08 et ayant une grande ressemblance avec les cellules qui composent tout le parenchyme du manteau embryonnaire; peu à peu ces cellules se changent en grosses cellules cartilagineuses 1... »

La Lymnea glutinosa est un petit Mollusque à coquille mince et transparente qui présente cette curieuse propriété de pouvoir recouvrir sa coquille au moyen d’une expansion de son manteau. Ses cartilages linguaux ne méritent certainement pas le nom de cartilages, car rien, dans leur aspect, ni dans leur consistance, ne les fait dif-: férer des muscles ordinaires; il est facile de se rendre compte de leur structure sans aucune préparation pour ainsi dire : les enlever, les étendre sur une lame de verre et les recouvrir d’une lamelle suffisent pour constater l’existence de grosses cellules vésiculeuses, formant, à la surface, un dessin polygonal, et, entre elles, la coupe optique des faisceaux musculaires; au-dessus, enveloppant les pièces de soutien, on voit une membrane très mince et transparente, mais chargée de nombreuses granulations de pigment noir. Les cellules sont peu nombreuses et petites dans la partie moyenne du fer à cheval; elles augmentent de nombre et de grosseur au fur et à mesure qu'on s'approche de l'extrémité postérieure des pièces ; pour peu qu'on presse la lamelle avec la pointe d’une aiguille, elles se crèvent, perdent tout contour et laissent échapper une substance

Page 1