‹ Les cas de fièvre de MalteChapitre 11 sur 32 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Les caractères de la maladie, et en particulier l'allure de la fièvre, sont tels qu’il ne semble pas y avoir de difficulté à établir le diagnostic.

Et cependant, tous les cas que nous relatons ne furent diagnostiqués que tardivement. Cela s'explique

par la rareté de la maladie dans nos régions : il.

aurail suffi aux observateurs d’avoir pensé à la possibilité d'une fièvre de Malte pour qu'ils aient pu tout aussitôt confirmer pleinement ce diagnostic.

Nous avons, en effet, à notre disposition les meilleures méthodes actuellement connues pour établir chez un sujet l'existence d’une maladie infectieuse, en particulier d’une infection par le micrococcus melitensis : ces méthodes sont la recherche du microbe dans le sang ou l’ensemencement du sang, et le séro-diagnostic.

1° Ensemencement du sang. — On pensait, au début, que le micrococcus melitensis ne se rencontre jamais dans le sang circulant ; mais Gilmond, Zanit, S.-A. Shaw ont montré qu'on le trouve, au contraire, dans la majorité des cas. Il faut avoir soin de prélever le sang au moment d’un accès fébrile, et d’en énsemencer une assez grande quantité (r à 4 cme.)

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