FORMES
On a décrit plusieurs formes de la maladie, en se basant surtout sur les allures de la fièvre et sur les variations de l’évolution.
C’est la forme ondulante qui est la forme commune, typique ; c’est celle que nous voyons réalisée par le malade de l'observation IV.
Les auteurs décrivent une forme maligne, typhique on hyperpyrétique : le début est brusque, la fièvre
monte rapidement à 4o degrés, le malade a de la :
congestion pulmonaire, des vomissements, parfois de la diarrhée ; là mort survient soit par complication pulmonaire, soit par syncope cardiaque, soit dans l’hyperpyrexie et le coma. Quelquefois, cette première ondulation est suivie d’une rémission, mais l’ondulation suivante ramène le même cortège de symptômes et aboutit à la mort.
Il est enfin une autre forme classique, c’est la forme atténuée qui présente un début insidieux et où la symptomatologie est beaucoup moins accenluée : la température est moins élevée, sans présenter toujours nettement l’ondulation typique;les sueurs sont également moins marquées et peuvent passer
inaperçues. Ces formes atténuées peuvent cepen-
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dant se compliquer de manifestations douloureuses (arthralgies, névralgies), elles peuvent être trainantes, comme les précédentes.
A cause mêmede l’atténuation des symptômes, ces formes présentent peut-être des difficultés particulières de diagnostic. Le malade de notre observation V présente un des types de ces formes atténuées. Chez lui, comme le font remarquer MM. J. Auclair et P. Braun, le diagnostic ne fut posé que grâce à la similitude de l'affection et des conditions étiologiques que le malade présenta avec celui de l'observation IV, beaucoup plus typique.
Signalons encore la forme ambulatoire, très atté-
nuée, très bénigne, que l’on rencontre surtout chez
les chèvres, et qui laisse toutes les apparences de la santé ; par suite, elle peut très facilement passer inaperçue.