‹ Les cas de fièvre de MalteChapitre 30 sur 32 · DA L · texte numérisé non relu

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. Pendant les quatre ou cinq jours qui suivent,la fièvre persiste, atteignant par intervalles 39 degrés le soir, assez irrégulière dans son ensemble, et tombe progressivement à la normale, le 30 mai. Puis la température reste stationnaire à 37 degrés jusqu'au 17 juin, époque à laquelle le malade demande à sortir. Depuis la chute de la température, la diarrhée s’est arrêtée,la céphalée a disparu,l’état général est resté bon malgré l’amaigrissement et la pâleur persistante.

Le séro-diagnostic avec le bacille d’'Eberth reste négatif. Comme dans l'observation précédente le diagnostic reste en suspens. On élimine le diagnostic de fièvre typhoïde ; on pense plutôt à une grippe, à une infection intestinale, à un embarras gastrique. Mais les circonstances étiologiques communes à nos deux malades, les symptômes communs quoique très atténués chez le dernier, nous firent penser à la similitude des deux affections. ;

D paraissant guéri rentre chez lui le :7 juin. Mais au bout de quelques jours il est repris de frissonnements, de céphalée, de diarrhée, il se décide à revenir à l'hôpital le 29 juin. Nous assistons à la fin d’une période fébrile qui se termine au bout de deux ou trois jours. Il y a une diarrhée fétide, des sueurs,un amaigrissement notable et de la pâleur des téguments toujours très accentuée. Du 4 au 15 juillet les phénomènes se calment, une nouvelle période de fièvre reparaît du 17 au 25 juillet ; après quelques oscillations légères, la période d’apyrexie s'établit définitivement et le malade entièrement guéri quitte l'hôpital le 13 septembre.

En raison de l’analogie d:s symptômes présentés par M... et B..., le diagnostic de fièvre de Malte fut posé chez notre

second malade,presque en même temps que chez le premier.

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La confirmation du diagnostic nous fut donnée le 6 août

par la notion d'agglutination positive avec le melitensis. L'ensemencement du sang de B... fait le 3 août resta négatif.

6 août. — On mélange :

a) XXX gouttes de culture sur bouillon de melitensis (retiré du sang du premier malade) avec [ goutte du sérum de B... ;

b) C gouttes de cultures sur bouillon de melitensis (même échantillon) avec I goutte du sérum de B... ;

ce) LX gouttes de culture sur bouillon de melitensis (même échantillon) avec I goutte du sérum de B... ;

Le tout est mis à l'étuve après vingt-quatre heures, il y a agglutination très nette dans le premier cas, nette pour le second et le troisième. Là encore le sérum de B...a un pouvoir agglutinant plus puissant pour l'échantillon isolé du premier malade que pour l'échantillon venu de l’Institut Pasteur.

Nos deux malades furent revus le 4 octobre, ils étaient bien portants et leur sérum agglutinait encore très nettement au 1/30 le melitensis. Nôus pûmes aussi nous assurer en ce moment que le sérum des deux malades était capable de dévier le complément en présence du melitensis. Alors que dans les mêmes conditions un sérum normal, les sérums d’un typhique guéri, d'un typhique en évolution, d’un pleurétique,d'un diphtérique ne déviait pas le complément (hémolyse complète) et que le sérum d’un érystpélateux le déviait partiellement (hémolyse incomplète).

Nous ne nous appesantirons pas longuemeut sur les caracières cliniques et bactériologiques de nos deux observations, elles sont classiques à cet égard. Dans les 2 cas, en effet, on

note une fièvre ondulante, des arthralgies des sueurs pro-

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