‹ Les catacombes de RomeChapitre 23 sur 100 · I. Ti-,rtli.lu;n, 5C0rjL-i't7C<7, l · texte numérisé non relu

I. Ti-,rtli.lu;n, 5C0rjL-i't7C<7, l

fin de VEpiîre aux Romains, envoie son salut, et, en outre, l'existence, auprès de l'église de Sainte-Pudentienne, d'inscriptions honorifiques païennes qui mentionnaient un personnage consulaire du iii« siècle appelé Pudens. Ces indications auront été à dessein rapprochées et confondues; les conclusions abusives qu'en tire l'auteur des Actes n'ont aucune valeur historique.

C'est dans les anciens cimetières chrétiens de la Campagne de Rome qu'il faut aller chercher des souvenirs de saint Paul à la fois plus précis et plus sûrs.

Selon la tradition relatée dans les Actes apocryphes des saints Pierre et Paul, la correspondance de saint Grégoire le Grand, les itinéraires du moven âge, l'apôtre fut martyrisé sur la rive gauche du Tibre, à cinq kilomètres de Rome, au bord de la voie Laurentinc, qui se détache de la voie d'Ostie vers la gauche, en un lieu appelé les Eaux Salviennes. ad Aquas Salvias'. Les Actes décrivent son supplice ' il fut décapiié et sa tête bondit à trois reprises sur le sol, faisant jaillir chaque fois une fontaine miraculeuse. A cet endroit s'élève maintenant l'abbaye de Saint-Paul-Trois-Foniaines ; on y voit une église, qui marque la place même de l'exécution, une colonne à laquelle le saint aurait été attaché, et les trois sources toujours jaillissantes. Laissons de côté le détails merveilleux des Actes. Il n'en reste pas moins établi qu'à la fin du v<= siècle les chrétiens de Rome

I. J.-B. DE Rossi, dans le Bullett. di archeol. crist., 1869, p. 83-g2 ; 1871, p. 71-76; 1887, p. 78-82 et p. 1?? ; J.-P. KiRscii, dans la Rùm. Qtui)-tiilscl!r., 1888, p. 2.1.3-247.

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croyaient que saint Paul avait été mis à mort aux Eaux Salvienncs ; cette donnée topographique a d'autant plus de prix que des fouilles faites en 1869 dans l'abbaye des Trois-Fontalnes ont ramené à la lumière plusieurs inscriptions chrétiennes attestant l'existence d'un cimetière souterrain ; déjà Bosio proposait d'identiher les Eaux Salviennes avec la catacombe de Saint-Zénon, connue seulement par une brève mention dans un livre liturgique de l'Eglise romaine. On comprend aisément qu'un certain nombre de fidèles aient choisi pour leur sépulture, par dévotion, le lieu même de la décollation de l'apotre.

Plus près de Rome, sur la voie d'Ostie, la basilique de Saint-Paul-hors-les-murs est construite également au-dessus d'une vieille nécropole ' ; c'est là que fut enseveli saint Paul et l'on y montre encore son tombeau. Les Actes apocryphes et les martyrologes nous font savoir qu'on l'enterra au bord de la voie d'Ostie, dans une arca funéraire appartenant à une matrone appelée Lucine ; peut-être cette Lucine est-elle celle qui donna aussi son nom aux plus anciennes cryptes de la catacombe de Calliste. Uarea formait sans doute à l'origine un cimetière à découvert, sub divo, auquel s'ajoutèrent ultérieurement des galeries souterraines; on a retrouvé quelques fragments de sarcophages et quelques inscriptions qui paraissent provenir de cette catacombe dis-

I. J.-B. DE Rossi, dans le BuUctt. diarcheol. crist. , i8-;2, p. i?9-i6o; E. Stevenson, dans le Niiovo Bullett., 1897, p. 283-321 ; 1898, p. 60-70 : C, \'illani, Ibid., 1901. p. 3oi-3o2,

parue. Des la lin du premier siècle, le pape Anaclet avait élevé un oratoire sur la tombe de saint Paul, Constantin, en 324, remplaça cette chapelle par une basilique, qui avait sa façade du côté qu'occupe l'abside de l'église actuelle ; sa construction entraîna la ruine complète du cimetière primitif. Au monument de Constantin succéda, en 386, une basilique nouvelle, beaucoup plus grande et magnifiquement décorée, commencée par Valentinien, continuée par Théodose, achevée par Honorius; elle a duré jusqu'en i823; anéantie par un incendie terrible, elle fut reconstruite au cours du xi.v^ siècle, avec plus d'éclat encore qu'autrefois. Au-dessous de l'autel majeur est déposé le sarcophage qui contient les restes de saint Paul ; sur l'une des grandes pierres qui le ferment, on lit l'inscription suivante, en caractères de l'époque constantinienne :

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