r'. ci-dessous, au chap. IX
.<. .I.-B. DK Rossi, Ronia sottenauca. l-III ; Nortet, Les C.Uj.uinbes de Saint-Callistc. Rome, 1887; A. Ph.i.kt, Les cal.icoiiibcs de Rome, guide du pèlerin au cimetière de Saint- Cjllistc, Lille, i88(j ; O. Jozzi, Supplemeulo alla Rnma sotterrj>tva cristicina, Rome, 18(17: .1. \\ ii.cicr r, dans la R'im. Qiiar- /j/.vf/ir, H)oi. p. 32-t'.c).
Maximin, Dccc, Valérien, Aurclien, Dioclétien veulent exterminer en masse tous les adeptes du christianisme : ils les font rechercher d'office, au lieu d'attendre, comme au second siècle, qu'ils leur soient dénoncés ; les livres religieux et les biens ecclésiastiques sont saisis ; sous Valérien. l'Etat, pour la première fois, confisque les cimetières. Mais c'est alors aussi que la communauté chrétienne de Rome fait les plus grands progrès ; les conversions se multiplient; on doit ouvrir de nouvelles catacombes. Les cimetières chrétiens deviennent à cette époque la propriété commune du corps des fidèles, de ÏEcclesia jratnim : l'Eglise, au moment même où les empereurs paraissent lui porter les derniers coups, s'enracine plus profondément que jamais dans la société romaine et prépare peu à peu sa victoire future.
L'organisation de la propriété ecclésiastique et du service des sépultures est l'œuvre d'un homme remarquable, Calliste, qui vivait à la fin du ii^ siècle et au début du ni'' '. Le Liber pontificalis rapporte que le pape Zéphyrin, sous le règne de Septime Sévère, aux environs de l'an 200, fit venir Calliste d'Antium à Rome, le nomma premier diacre et lui confia l'administration du « cimetière »: à la mort de Zéphyrin, Calliste lui succéda; il fut pape de l'année 217 à l'année 222. Un pamphlet contemporain, écrit en langue grecque, le libelle anonyme des Philosophumcna, entre en plus de détails et raconte toute la jeunesse de Calliste, qui aurait été peu édi-
I. \'oir, sur la vie et Fœuvrc de Calliste, une série d'articles de J.-B. DK Rossi. dans le BuUctt. di arclicoL crist., i86(3, p. 1-14, 17-3J', f)5-~2, 77-7<).
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tiantc. Lauicur est pariial; il hait Callisie et lui impute peut-être des méfaits imaginaires; celui-ci, pendant son pontiricat, a combattu énergiqucment les docirities hérétiques, qui faisaient courir de graves dangers à l'unité de la foi chrétienne; le rédacteur du pamphlet appartenait à l'une de ces sectes; il apprécie avec passion et injustice tous les actes du pontife qui a lutté contre elles. Dans le roman qu'il nous a laissé, il doit y avoir cependant un fond de vérité; on n'aurait pu à Rome même, sous les yeux d'hommes qui avaient connu Calliste, inventer de toutes pièces la suite de ses aventures. Calliste, d'après les Pliilosophumcna ', était un esclave chrétien de Carpophore, affranchi de Marc- Aurèle et de Commode, chrétien lui-même. Chargé de gérer pour le compte de son maître une entreprise financière, le jeune Calliste fit de mauvaises affaires et essaya de s'enfuir; saisi, condamné au supplice de la roue, il fut sauvé par l'intervention de coreligionnaires qui apitoyèrent le maître irrité. Un peu plus tard il se rend à la synagogue, pour traiter de quelque affaire avec les Juifs, parmi lesquels il avait des débiteurs; les Juifs l'accusent devant le préfet de Rome d'avoir troublé les cérémonies de leur culte; condamné au supplice des mines, il est relégué en Sardaigne. Tandis qu'il travaille au bagne, la maîtresse de l'empereur Commode, Marcia, qui était -^•.ÀoOi'j;, « aimant Dieu, » c'est-à-dire, sinon chrétienne, du moins très favorable aux chrétiens, demande au pape Victor la liste des victimes de la persécution de Marc-Aurèle reie-