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I. PhilosoplimnciKi. IX

l3o LES CATACOMBES DE ROME

nues dans les mines de Sardaignc et envoie le prêirc Hyacinthe les délivrer. Victor n'avait pas voulu inscrire Callisie parmi ceux qu'il fallait remeure en lib';rié, « car il savait ses crimes. » jMais Callisie se jeite aux genoux d'Hyacinthe, qui l'emmène avec ses compagnons de captivité, l^eniré en Italie, il est appelé par Zéphyrin à un poste de conHance, monte à son tour sur le siège pontifical et devient hérésiarque et simoniaque.

Si l'on lait la part des exagérations et des calomnies, Calliste, intelligent et habile, nous appai-ait dès le début de sa carrière, comme un homme d'affaires, rompu au maniement des intérêts temporels; l'auteur du pamphlet qui le présente sous des couleurs si défavorables avoue lui-même qu'il séduisait tout le monde. Ses capacités, son sens pratique, son expérience, le recommandèrent au choix de Zéphvrin et ensuite aux suffrages des chrétiens. Devenu pape, il eut à résoudre de multiples difficultés, dont il sut adroitement se tirer, sans manquer à ses devoirs, mais en tenant compte des besoins de son temps. Quoi que dise son détracteur, trop âpre en ses critiques pour n'être pas suspect, la vie mouvementée de Calliste, ses humbles débuts, le grand rôle qu'il joua à Rome, les qualités enfin dont il fit preuve le rendent intéressant.

Le pape Zéphyrin avait remis au diacre Callisie la surveillance et la direction du cimetière, ■/.ovj.y,-:/ptov, du lieu de repos oi^i dorment les morts en attendant le jour de la résurrection. Ce cimetière ne peut être que celui auquel les .4c'/t'.v des marivrs et les itinéraires donnent le nom de catacombe de Saini- Calliste, à droite de la voie Appienne; c'est la

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qu'ciaicnt déposes, cnuo aiiircs martyrs, sainte (\-cilc, saint Caloccrus, saint Partlicnius; c'est là aussi qu'étaient enterrés les papes du m*^ siècle, l.a catacombe administrée par Callisie n'avait pas besoin, à l'origine, d'appellation particulière; elle était vraiment « le cimetière •>, sans aucun qualiricaiit : elle appartenait au corps des chrétiens de Rome; un fonctionnaire de la communauté s'en occupait au nom de tous; on inhumait dans l'une de ses cryptes les chefs de l'Eglise. Les cimetières chrétiens du i-"" et du ii"" siècles, construits dans des domaines privés, portaient les noms des propriétaires mêmes de ces arcac funéraires : Priscille, Domiiille, Prétextât. La grande catacombe de la voie Appienne est le bien collectif des fidèles, qui ont pu. à la faveur des lois sur les associations ingénieusement interprétées, se constituer un patrimoine; Calliste contribua plus que personne à rendre possible la formation de ce patrimoine et à faciliter sa croissance; il était juste qu'en retour on désignât le cimetière commun sous le nom de son principal fondateur. Cependant le pape Callistc ne devait pas y être enseveli ; il fut tué au Transtévère, dans une émeute populaire, et l'on porta son corps à la catacombe la plus voisine, celle de Calépode, située sur la rive droite du Tibre, à droite de la voie Auréliennc, au troisième mille '. De Rossi est le premier qui ait déterminé le véritable emplacement du cimetière de Calliste. Sur ce pf)int tous ses devanciers, sans exception, s'étaient trompés; ils savaient seulement que cette catacombe était placée en bordure de la voie Appienne, non

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