Elskbe, Histoire eccléaiast.. VII
2. A. Flrtwaengler, dans \c?, Mélanges Perrnt, Paris» iqo>, p. 109-120, a soutenu que le Christ barbu dérive du Zcus Olympien de Phidias.
tête, avec deux grands veux ouverts, se détache en médaillon sur un nimbe cruciforme pi. 257;'.
L'absence à peu prés complète de toute image de la Passion dans l'iconographie de la Rome souterraine est faite, au premier abord, pour étonner les modernes. Le rappel des souflVances et de la mon de Jésus déplaisait; on évitait de commémorer ce drame douloureux, celle victoire momentanée de Satan sur le Juste immolé. Deux épisodes seulement, le reniement de saint Pierre (pi. 242, i) et le couronnement d'épines pi. iSjjOnt lenté. chacun une fois, le pinceau des artistes chrétiens. La croix elle-même ne pénètre dans les catacombes, à l'origine, que par un détour et sous un déguisement mystique '' : dauphin ou poisson percé d'un trident, agneau sur une ancre, lettre grecque tau, T; c'est ensuite, à l'époque de Constantin, le chrisme ou monogramme du labarum, qu'on accueille avec enthousiasme et qu'on répète à l'envi sur les murs des cimetières comme sur les sarcophages. Une croix grecque est peinte en rouge, au w" siècle, dans un hypogée anonyme voisin du cimetière de Calliste et une croix latine entre deux brebis se faisant face, au v^ siècle, sur le lucernaire de la crvpte de sainte Cécile. Le cimetière de Pontien renferme troix croix gemmées, du v% du vi' et du \n'- siècles; la dernière est aussi la plus belle : constellée de bijoux éclatants, perles et pierres précieuses, elle sort d'une toutl'c de