‹ Les catalyseurs biochimiques dans la vie et dans l'industrieChapitre 201 sur 209 · mgr · texte numérisé non relu

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Ensemenc'av. Mucor racemosus

— Fusarium Müntzii

— Bâtonnet (a) . . .

CATALYSEURS DU SOL.

Sans aucun doute, la fertilité d’un sol dépend beaucoup plus de la flore bactérienne qu’il contient que des engrais minéraux ou du fumier qu’on lui fournit; l’utilité même de ce dernier ne peut pas être uniquement considérée au point de vue des matériaux qu'il apporte, mais aussi, et surtout, au point de vue de sa composition microbienne. Un gramme de fumier renferme jusqu’à 70 millions de germes, et ceux-ci exercent une influence marquée sur la transformation du sol, ainsi que l’a démontré Stoklasa en comparant des récoltes obtenues, d’une part, avec des fumiers naturels et, d’autre part, avec des fumiers stérilisés.

Les différentes espèces de microorganismes contenus dans la terre varient principalement avec sa composition : dans des terrains acides et riches en humus, ce sont, comme l’a reconnu Marchal, les moisissures et les levures qui prédominent : l’Aspergillus terricola et le Cephalothecium roseum y abondent. Dans ceux d’une autre nature, on trouve surtout des bactéries, telles que : le B. pulrificus, le B. fluorescens, le Proteus punctatum, la Bact. erythrogenes, le B. mycoïdes, 1 eB. subtilis, etc. (1).

Travail chimique produit dans le sol. — La bactériologie s’enrichit chaque jour d’espèces nouvelles, isolées du sol, et la plupart de celles-ci sont déjà suffisamment bien étudiées; cependant on s’est vite rendu compte que nos cultures artificielles ne se prêtent pas à l’isolement de toutes les espèces. Les transformations qui s’accomplissent dans la terre résultent presqne toujours d’un travail de symbiose, qui fournit aux différents microorganismes un milieu approprié à chacun d’eux, et il est souvent fort difficile de reproduire ceux-ci au laboratoire. Néanmoins, malgré les données encore incomplètes qu’on possède, il est possible de suivre, dans ses grandes lignes, le travail chimique qui s’effectue dans la terre. C’est grâce aux recherches de Winogradsky, de Beijerinck, de Gayon, d’OMÉniANSKY, de Boullanger et Massol, de Kossowicz, etc., qui ont porté notamment sur l’étude des

(1) On trouvera dans l’excellent ouvrage de Kossovicz: Agrikulturmykoloffie, Berlin, 191Î, de nombreux renseignements sur ce sujet, ainsi que toute la littérature s’y rapportant.

APPLICATIONS

milieux spéciaux capables de favoriser le développement d’une espèce au détriment des autres, qu’on est parvenu à isoler du sol un certain nombre de bactéries aux propriétés très caractéristiques. La composition de ces milieux de culture, créés par les bactériologistes, est très instructive : elle jette une vive lumière, non seulement sur le mode de travail de l’organisme qui s’y développe, mais encore sur l’origine de l’énergie dont il dispose. Les milieux nutritifs propres aux ferments du sol peuvent être classés en quatre catégories :

1) Milieux exclusivement minéraux, contenant de l’ammoniaque ou des nitrites;

2) Milieux contenant des nitrates et du carbone organique;

3) Milieux riches en hydrates de carbone, mais ne contenant pas d’azote combiné;

4) Milieux formés de substances organiques azotées.

Voici deux exemples du premier milieu de culture :

A base d’ammoniaque

A base de nitrite

Sulfate d’ammoniaque .

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