AVIS DES ÉDITEURS
Pour mettre le lecteur à même de saisir la signification et la portée du présent ouvrage, il importe d’entrer dans quelques explications sur
sa genèse. Cette publication pourrait, en effet, de prime abord, paraitre
relativement bien limitée, eu égard au développement que comporte un sujet aussi vaste que celui offert par l’étude de nos admirables cathédrales.
Disons tout d’abord que si nos grandes cathédrales du moyen âge qui présentent le plus grand intérèt n’en forment pas l’unique objet, et si nous y avons introduit des édifices plus récents, c’est que la Direction générale des Cultes à voulu que louvrage comprenne tous les monuments correspondant aux sièges épiscopaux, c’est-à-dire toutes les Cathédrales de France. D'autre part, il était indispensable, sous peine de donner à l'ouvrage une importance trop considérable, rendant son prix inabordable, de restreindre les reproductions graphiques.
Dans ces conditions, le Comité des Inspecteurs généraux des édifices diocésains, d’accord avec l'Administration des Cultes, a estimé qu'il suffisait de donner pour chacune des cathédrales présentant un réel intérèt, le développement d’une travée : plan, coupe, élévation, en complétant les documents nécessaires à la connaissance des ensembles par ‘des vues photographiques bien choisies et prises spécialement à cet effet.
Le lecteur peut ainsi, grâce à la méthode adoptée, comparer entre eux ces monuments dans leurs dimensions relatives, puisque toutes les reproductions graphiques sont données à la même échelle : 1 millimètre
par mètre pour les plans, # millimètres pour les coupes et élévations.
En ce qui concerne les édifices qui ne présentent pas un intérêt
assez grand, les notices séparées, concernant chacun d’eux, suffiront
avec les plans et les épreuves photographiques à en faire ressortir
l'importance et le caractère.
A l’époque de l’organisation du Concordat, en 1801, les circonscriptions épiscopales furent modifiées et, par suite, certains édifices religieux perdirent leur attribution diocésaine. Cest ainsi que des cathédrales
comme celles de Laon, de Noyon, de Senlis, Saint-Pol-de-Léon, Saint-Just-
de-Narbonne', etc., devinrent de simples »s paroissiales, tandis que des monuments d'importance très secondaire et de fort médiocre valeur arlistique, prirent place parmi les Cathédrales. De ce fait, il résulte que notre ouvrage consacré aux Cathédrales de France actuelles ne reproduit pas certains édifices qui, au point de vue de l’art, devraient y figurer au premier rang. Malgré ces lacunes inévitables, le lecteur désireux de connaitre le moyen âge par son architecture trouvera ici, en abondance, des éléments d'instruction lui permettant de comparer utilement entre elles les admirables créations de la période gothique, qui y sont, néanmoins, presque au complet, Indépendamment de l’époque gothique, il trouvera et consultera également avec fruit les reproductions relatives aux cathédrales romanes qu’il importe tout d’abord d'étudier dans un chapitre
spécial.