‹ Les cathédrales de France;Chapitre 1 sur 27 · SAINT-JULIEN · texte numérisé non relu

SAINT-JULIEN

Par l'architecture de

à nef, la cathédrale du Mans est la

dernière et dé sion du roman

à un peu lointaine expres appuient sur de puis

angevin. Ses voûtes en plan carré

sants arcs-doubleaux à

intre brisé, qui viennent recevoir

de hautes colonnettes engagées dans des pilastres en forme de contreforts. Longue de 58 mèlres, large de 23, cette

f,accompagnée de collatéraux, est divisée en cinq grandes travées

recoupées par des colonnes cylindriques alternant avec les piliers.

La f l'époque gallo-romaine, présente, avec ses larges baies, ses

de, bâtie suivant le système de construction de

puissants contreforts, son vaste pignon réticulé semblable

à un damier, un aspect de la plus majestueuse simplicilé. Mais la cathédrale romane, dans l'opulente cité du Mans,

ne paraissait plus digne d’un siècle où les édifices religieux

se renouvelaient à l’envi sur des plans plus grandioses, et,

dès le commencement du xm° siècle, on jetait les fonde-

ments d'un chœur destiné à remplacer l'ancien. Il fut seul

terminé dans le nouvel édifice projeté; il est toutefois remar-

44 mètres de longueur,

quable par ses vastes dimensions sur 34 de largeur), la beauté de son architecture, l'élévation de son double collatéral et la ceinture des treize cha-

pelles qui l'entourent.

La restauration de ce chœur a été effectuée de 1853 à 1856, sous la direction de E. Bæswillwald.

MARSEILLE (Boucues-pu-Rnôxe LA MAJOR

L' d'importantes modifications dans la ville et néces

grandissement du port de Marseille ayant entrainé

té l'ouverture de nouvelles voies publiques, la reconstruction de la cathédrale fut d envisagés et l'on se détermina finalement à r

idée. Divers emplacements furent

construire la

nouvelle cathédrale près de l'ancienne. La première pierre > et, en 189:

On l'appelle la Major, comme l'ancienne.

en fut posée en 18 elle était livrée au culte.

L'édifice se dresse sur les quais mêmes de la ville. De

style romano-byzantin il paraît bien à sa place dans une

cilé, an

enne colonie grecque assise au bord de la Médi-

le

née, et qui semble en France la porte de l'Orient. Le plan est dû à Léon Vaudoÿer, qui venait de terminer les elochers, lorsqu'il mourut en 1872. L'achèvement de la cons-

truction fut confié successivement à Henri Espérandieu,

auquel est dû le gros œuvre, et à Henry Révoil, qui se

chargea de la décoration intérieure et extérieure du monument.

Sa forme est celle d'une croix latine, avec trois nefs,

transept, chœur dans lequel s'ouvrent des absidioles, abside demi-circulaire avec déambulatoire et chapelles rayonnantes. Il a 140 mètres de longueur et 26 mètres de hauteur. Un porche cintré, de 21 mètres de haut, donne accès dans l'édifice. Une grande coupole élevée à la croisée du transept est accompagnée de coupoles secondaires sur les croisillons et sur le chœur. Au-dessus de la chapelle de la Vierge, située en prolongement de ce chœur, se dresse une autre coupole. Enfin des coupoles terminent encore les deux tours dont la facade est flanquée. Tous ces dômes et elochetons s'étagent les uns au-dessus des autres et contribuent, de quelque côté qu’on le regarde, à l'harmonieux aspect de l'édifice.

MEAUX (Sene-er-Marxe)

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