SAINT-ÉTIENNE
Commencée en 1170, la cathédrale de Meaux, mal fondée et construite en matériaux de mauvaise qualité, dut être totalement restaurée dès le milieu du xmi siècle. Cette res-
tauration, qui peut être considérée comme une véritable
réédification, fut entreprise en 1268. Elle occupa la fin de
ce même siècle, le x1v°, le xv° et même la première moilié du xvi° siècle, qui vit se terminer la tour du Nord. Par
suile du temps qu'a duré sa construction, il existe dans la
cathédrale de Meaux, principalement dans le transept et
dans la nef, un incroyable mélange de styles. Toutefois, ici
comme à Senlis, ce mélange ne nuit pas à l'ensemble qui offre une grande harmonie de proportions.
Cet édif travées, d'une nef à trois travées avec doubles collatéraux et
ce se compose d'un porche intérieur, à deux
chapelles, d'un transept non saillant, d’un chœur à trois
travées et d'une abside demi-circulaire pourvue d'un déam-
bulatoire et de cinq chapelles rayonnantes
Sa façade, élevée sur un large perron, pri
nte trois por-
tails à voussures, une rose de style flamboyant, surmontée d'une balustrade que couronne le pignon de la nef. Elle est flanquée de deux tours, dont l’une, celle du Nord, est seule
achevée; l'autre a été recouverte d’une toiture d'ardoises,
qui lui a fait donner le nom de tour noire.
De 1842 à 1849, d'importants travaux furent exécutés à
Saint-Étienne de Meaux. De 1851 à 1857, on reslaura le chœur; puis, en 1838, on commença une restauralion générale. On exécuta notamment : la reprise des fondations des contreforts (1872 à 1881), la restauration du transept sud (1882 à 1888), celle des bas côtés sud (1887 à 1892), celle des fenêtres hautes (1894 à 1900). Ces travaux se sont exécutés
sous les directions successives de MM. Danjoy, Devrez el
Formigé
| est pourvu d’un déambulaloire dont les travé
présentent,
sur le côté sud, une déviation sensible ; des chapelles laté- NOTRE-DAME ET SAINT-PRIVAT rales s'élèvent à droite et à gauche de ce déambulatoire.
| Par décret du 96 septembre 18
Cette cathédrale fut construite par les soins du pape |
MENDE (Lo:
on décida l’agrandissement et l'achèvement de cet édifice, dont les travaux s’exécutèrent de 1852 à 1888, sur les plans de Viollet-le-duc et sous la direction de M. Millet. Ils consistèrent en la construction d'une nef, dans le style du xm° siècle, dont Ja
Urbain V, vers le milieu du xrv° siècle. Grégoire XV, son successeur, fit continuer les travaux, mais ils furent su e en 1457. Les
pendus de 1386 à 1452. Enfin, elle fut consac
clochers furent commencés : l'un en 1508, l'autre l'année façade, à trois baies, formant porche, est accompagnée de suivante. deux elochers avec flèches en pierre, d'une hauteur totale
En 1579 cet édifice fut saccagé par les calvinistes et rasé, | de 95 mètres. La partie de l'édifice où se fait le raccord sauf les deux clochers contre lesquels leurs coups furent | des constructions anciennes avec les nouvelles forme le impuissants, et les deux chapelles situées à l'abside. | transept.
Sous Henri IV on entreprit sa reconstruction sur le — — même plan, et dans un style gothique de décadence, qui de mieux à cette époque. Elle fut, MOUTIERS (Savoir) de nouveau consacrée en 1620.
fut ce qu'on pouvait fair e k A à SAINT-PIERRE
La restauration générale en a été effectuée de 1863 à AINTEPLERRE 1884. Les clochers ont été réparés de 1890 à 1900 et un
Br : Comme la cathédrale d'Annecy, et à plus juste titre encore, porche fut construit sur la facade principale. Ces divers tra-
celle de Moutiers se ressent de la pauvrelé du pays. De
vaux sont dus à M. Ewald, architecte.
| petite dimension, elle comprend une nef avec bas côtés, à res | quatre travées, un transept, un chœur et une abside en cul-
de-four, seul reste avec la crypte d'un édifice roman anté-
MONTAUBAN (Tarx-rr-Garonxe) rieur. Le portail a été bâtien 1461. Ilest précédé d'un espace libre formant atrium, comme dans certaines églises romanes
NOTRE-DAME d'Italie, auquel on accède par une porte monumentale, sur-
monté
d'un fr ee ne ; Commencée en 1685, achevée en 1739, la cathédrale de unR on onsObIus PetsEur El er slerordduquel
CAES k s'élève un campanile. Ces dernières constructions datent du Montauban est toute de siyle gréco-romain. Sa voûte en
: E A xvi* siècle.
berceau est recoupée, de travée en travée, par un large æ
doubleau plat. Une coupole basse, sur pendentifs, se dre
au-dessus de la croisée du transept; les grandes arcades de cette coupole s'appuient sur quatre grands piliers ornés, sur leurs faces, de pilastres cannelés. La facade, flanquée de deux tours étroites et basses, se compose de deux étages dont le premier est orné de statues dressées sur des piédestaux au-dessus de l'entablement. Le deuxième étage, percé d'une large fenêtre, est surmonté d'un fronton trian-
La cathédrale de Nancy est la plus vaste et la plus riche
qui ait été élevée en France au cours du xvur' siècle. Son plan, comme celui de tous les grands édifices religieux de cette époque, forme la croix latine. La nef possède trois
travées, formées par des arcades dont les piliers supportent
gulaire, dont le tympan couronné de figures assises présente des écussons sculptés. 1 nl a ro UD 1 : Pate à . : ——. es arcs doubleaux des voûtes d'arêtes. Dans les embrasures De 1877 à 1886, on effectua, en cuivre, la réfection de la Se à à re
tre sont percées de grandes fenêtres sans meneaux. Le chœur se
mc termine en hémicycle dans un chevet carré, de même que les deux bras du transept. La croisée de ce transept supporte une large coupole élevée sur pendentifs.
MONTPELLIER (Hérauzr)
SAINT-PIERRE Le RE rne des plus MseUss de ce genre, comporte trois élages d'architecture disposés avec des groupes de
Construit en 1364, Saint-Pierre de Montpellier ne futérigé | Colonnes corinthiennes. De chaque côté se dressent des en cathédrale qu'en 1336, époque à laquelle le siège épis- | tours surmontées de campaniles.
copal de Maguelonne fut transféré à Montpellier. —
La nef, comme il existe dans la plupart des églises ogi- | vales du Midi postérieures au xm° siècle, est très large | NANTES (Loins-INréRIEURE) (16 mètres). Elle ne possède pas de bas côtés et les contreforts servent, à l'intérieur, de divisions aux chapelles laté- SAINT-PIERRE rales. Sa facade offre une particularité remarquable ; elle
Saint-Pierre de Nantes est, en France, la seule cathédrale qui soit complètement dans le style du xv° siècle. Cette unité d'architecture n'est pas, il est vrai, tout entière, l'œuvre
est précédée de deux énormes massifs cylindriques, coiffés de pyramides coniques et qui forment un porche ouvert | composé de trois arcades immenses. Les deux tours carrées F ë , FAT à 3 rer ; du moyen âge. En effet, la nef seule, ainsi que les collatéde la façade complètent cet ensemble sévère et d'un aspect qnelque peu guerrier.
Dévastée à l'époque des guerres de religion, cette cathé-
raux et le portail à trois baies flanqué de tours, sont réellement du xv°s
ècle ; le reste de l'édifice est moderne.
C'était, autrefois, une église romane qui servait de cathédrale, et sa réédification, commencée en 1434, était restée inachevée, en laissant subsister le chœur du xn' siècle. Quatre siècles plus tard (1834), on reprit les travaux, en | suivant les indications données par le plan de la nef, dont MOULINS (Azcrer) les proportions étaient plus vastes que celles du chœur ancien. On éleva d'abord le bras sud du transept, ainsi que deux travées du collatéral du chœur; puis le transept nord La cathédrale de Moulins était la chapelle de l'ancien | et le collatéral du même côté; enfin on édifia, sur 2 mètres château et formait le chœur d'une église inachevée, élevée de hauteur, les fondations d’une abside, avec déambulatoire de 1465 à 4507. et cinq chapelles rayonnantes.
drale a été complètement défigurée, en 1634, par de mala- |
droites restaurations.