INTRODUCTION
En i8jj, comme il qulUalL Bruxelles pour <yc fixer définUwemeni: à Paris^ Roàiii enireprenaii une tournée dans les ré(]ions septentrionales de la France. Il ifoulalt idslter les cathédrales. Attelé sans arrêt à des trai^aux de sculpture monumentale^ quon lui a restitués depuis, mais auxquels il ne semblait coopérer que comme praticien, sous le nom d'un obscur sculpteur belge chargé de i entreprise de la décoration du Palais de la Bourse, Rodin tenait à se rendre compte des moyens employés par nos i^ieux imagiers français pour associer d'une façon si étroite et si puissamment décoratiife les figures de leurs porches, de leurs frises et de leurs clochetons il la grande niasse architecturale de leurs édifices.
C'est cette curiosité ardente et toujours éi^eillée qui l' ami t conduit deux ans plus tôt à Florence et à Rome pour interroger face à face AI ic bel- Ange et Donatello.
En ramenant d'Italie, sous l'impulsion de ces géants, il accomplissait son premier et incomparable chef-d'œuvre, cet Age d'airain^ ou s' affirmait déjà, cependant, toute son exclusii^e personnalité. En ramenant de ce premier contact ai^ec nos i^ieux maîtres français, Rodin n'allait pas tarder à manifester l'infCuence de leur profond génie expressif, d'abord en cet extraordinaire monument inspiré du Dante, la Porte de l'Enfer^ qui occupa vingt années de sa vie, puis, un peu plus tard, plus directement encore, sur ce nouveau chef-