AJACCIO
diminutif de Saint-Pierre de Rome. Les détails de l’édifice sont traités avec ce soin de la perfection, cette délicatesse de dessin , cette élegance de forme qui constituent en tout pays le mérite des œuvres de la renaissance. Terminée en 1585, après de longues luttes qui servirent à signaler l'énergie maintenant si connue des habitants de la Corse, cette église doit être comptée au nombre des productions remarquables de ce seizième siècle, si fécond en grandes constructions. De bauts pilastres, surmontés de chapiteaux , communiquent à l’ensemble de l’édifice un mouvement prononcé, mouvement néanmoins qui ne peut faire disparaître la lourdeur inhérente au système général. De grandes murailles percées de rares ouvertures, des piliers massifs régulièrement espacés, une ornementation monotone, une perspective sans richesse produisent une impression pénible et font oublier la beauté de certains détails par la froideur de l’ensemble.
On montre dans la cathédrale d’Ajaccio la cuve de marbre blanc dans laquelle fut baptisé Napoléon. On y montre aussi, parmi les monuments accessoires, un magnifique autel en marbre provenant d’une église de Lucques et donné par la princesse Élisa Bacciocchi. |
Nous ne donnons pas une plus ample description de la cathédrale d’Ajaccio, parce que l'architecture ne présente aucun trait spécial qu’on ne rencontre dans tous les édifices de la même époque, répandus maintenant dans chaque pays. I1 suffit d'en indiquer l'âge pour en faire connaître les dispositions architecturales et en faire apprécier le caractère essentiel.
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JAN JRAN-CAPAASEN