SAIKT-OUEN DE KOUEN
Saint-Ouen est une des deux dernières grandes églises monastiques qui aient vu le jour en France. Entièrement isolée, complète, presqu'intacte, dégagée de toute annexe parasite, entière dans sa richesse, c'est une des plus belles de la chrétienté, des plus remarquables par l'unité du style, l'amplitude et l'harmonie
I. Simon Le Noir et Jehan Wyllemer, M^" maçons et charpentiers du Roi au bailliage de Rouen, Jehanson Salvart, architecte de la cathédrale, Jehan Roussel et Pierre Bense, ouvriers maçons, reconnurent qu'il y avait péril pressant : Colin de Berneval devait entreprendre de la consolider.
des proportions. Elle offre trois longues nefs, un transept saillant vers le milieu, un chi-eur profond entouré de collatéraux, sur le pourtour desquels se greffent cinq chapelles ravonn.mtes, deux minuscules, deux moyennes, et une plus profonde au chevet.
Une seule chose gâte sa beauté: la façade moderne exécutée par Grégoire vers 1850, œuvre d'autant plus regrettable, que l'on possédait le plan primitif dans la bibliothèque de la Ville, et celui de ces tours originales, placées dans le sens diagonal, qu'on a remplacées par des tours d'un caractère banal. Combien cette sèche et froide façade est peu digne du ravissant portail des Marmousets, qui s'ouvre au transept vers le Midi, et du beau clocher qui se dresse sur la croisée centrale, et dont les