Kevue de l'Art chrilitn, 1902, p
Saint-Dié. — Nous avons classé cet édifice parmi les églises romanes et décrit plus haut (') les importantes parties gothiques qu'il contient.
Saint- Bertrand de Comminges. — L'ancienne cathédrale de cette ville comprend une partie romane, remontant à l'époque de saint Bertrand (1033) savoir la façade occidentale avec son haut perron, et une partie de la tour qui la flanque, haute de 33 mètres.
Le vaisseau fut commencé par le chœur en 1304, et achevé au milieu du XI V*^ siècle, sous l'évêque Hugues de Châtillon (t 1352). C'est un vaisseau d'une seule nef, long de 60 mètres, large de 16, haut de 25, bordé de onze chapelles. Le vaste chœur forme une enceinte séparée ; le riche jubé, orné de 24 statues d'apôtres et de saints, est actuellement adossé à l'entrée. Les 66 stalles sculptées offrent un curieux Arbre de Jessé. Le tombeau du saint fondateur, remontant à 1352, offre une statue couchée sur un sarcophage remanié et hétérogène, dont les arcatures sont occupées par des pleurants. Celui de Hugues de Châtillon est un monument du XV'= siècle orné de bas-reliefs.
Le cloître roman est en ruines.
Saint-Flour. — Cette cathédrale, bâtie en lave de Volvic sur un plateau escarpé, fut commencée en 1370 et achevée en 1466. Elle possède cinq nefs, sans transept.
Sa façade froide et plate est formée de deux énormes tours carrées, en partie modernes, enserrant étroitement le maigre avant-corps où s'ouvre son portail principal, entre deux autres petites portes. Porches et tours sont couverts en terrasses bordées de maigres balustrades.
Saint-Malo. — Le carré central et la grande nef de la cathédrale sont romans ; le reste a été rebâti aux XV', XV P et XV H I^ siècles.
La tour carrée, qui est du XV^, a été achevée au XIX*" siècle. A l'entrée on voit le tombeau de l'évêque Josselin de Rohan (').
Tarbes. — L'église de la Sede est un massif édifice hétérogène offrant des parties du XP, XI V'= et du XVI" siècles. Elle offre une nef unique du XIV', avec un transept surmonté d'une coupole octogonale de l'époque, terminée par trois absides égales.
Saint- Êtietine de Toîilouse {') pâlit à côté de Saint-Sernin, malgré la vaste ambition de ses fondateurs, qui avaient prétendu engager la lutte avec Amiens. Elle fut entreprise en 1273. Elle se compose de deux édifices juxtaposés sur deux axes différents (^), savoir : une nef unique des XII' et XIII' siècles et un chœur magnifique des XV' et XVI', qui offre, lui, trois nefs, un déambulatoire et une chapelle absidale. La façade est du XV' siècle, sauf la rose; au flanc du vaisseau se dresse un énorme clocher terminé seulement en 1531. L'église contient quelques anciens vitraux.