PLAN DE LA CATHEDRALE DE GAND
1. Ce genre de voûtes, assez rare, se rencontre aussi à l'église de Trébitsch, en Moravie ; en pays rhénan l'on en voit des dérivés plus complexes.
2. Les nervures des croisillons du transept, indiquées ici d'une manière fautive, sont en réalité des arêtesà liernes et tiercerons.
bordée d'un balcon, comme on en voit à St-Martin d'Alost, à St-Jacques et à St-Paul d'Anvers, à Notre-Dame-de la-Chapelle à Bruxelles, à St-Martin de Goes, etc.
Nous soupçonnons D. Waghemaker
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d'avoir eu son mot à dire à St-Bavon, tandis qu'il était occupé à la construction de l'Hùtel-de- Ville de Gand. Signalons aussi les oculi triangulaires percés aux pignons du transept et les vastes verrières divisées en Y qui les ajourent ('). La belle tour occidentale de St-Bavon, construite de 1462 à 1531, fut dessinée par Jean Stassins. Elle attend toujours la flèche, destinée à remplacer celle qu'y dressa Jean de Somere en 1534, et nous renouvelons l'appel que nous faisions naguère pour la voir entreprendre.
Nous résumons ci-après une notice de ] M. le chan. Van den Gheyn.
On sait par un court passage des An- 1 nales^ du corps éckevinal, que la reconstruction de l'église de St-Jean fut commencée en 1228 ; l'oeuvre s'édifia lentement, car le chœur accuse plutôt le style du commencement du XIV" siècle et la consécration de la nouvelle église n'eut lieu que vers 1353. En 1274 on commença à élever les cha- „ pelles. Ce n'est qu'en 15 10 que l'église ; reçut le nom de Saint- Bavon, après la suppression, par Charles Quint, de la célèbre abbaye de ce nom.
Le chœur était primitivement couvert d'un berceau lambrissé, comme tant de vaisseaux de style gothique : primaire en Belgique et dans le Nord de la France. Chose très curieuse, les belles croisées d'ogives qui le couvrent ne furent élevées qu'au XVI P siècle, et leur poussée fut soutenue par des ancrages. Ce fait explique l'absence d'arcs-boutants aux flancs du vaisseau, terminé en 151 1, et le peu de saillie des contreforts.
Les travaux de construction de l'église-basse furent mis en adjudication en 1550 : ils avaient été commencés en 1533. L'église fut consacrée en 1569. Les voûtes de la nef centrale et du transept furent construites en 1552 par Frans Goethals et par Joost Roman ; celui-ci édifia les nefs latérales et les chapelles.
I. Celle du Sud a été restaurée avec talent par feu Van de Kerckhove ; celle du .Nord, avec plus d'exactitude et un talent plus consommé, par M. E. Mortier, architecte provincial.
Fig. 303. — CATUKDBALi: DE OAND. — BAS-CÔTÉ DO CHŒIJK CnTK SUD ; PREMIÈRE TRAVÉE.
CATHEDRALE DE G AND
Jusqu'au milieu du XV I" siècle, la croisée était surmontée d'une tour, qui était, en effet, dans les traditions du style auquel appartient le chœur. Le cahier de charges des travaux de 1550 prévoit la reconstruction d'un dôme avec quatre tourelles ; de fait, il paraît avoir existé un campanile sur la croisée, lequel fut détruit avec l'ensemble des combles par l'incendie de 1640.
Signalons le maître-autel, sculpté par Verbrugghe (1705), les cénotaphes du chœur, notamment celui de l'évêque Triest, chef-d'œuvre de Jérôme Duquesnoy, et celui
Fig. 204. — CATHÉDRALE DK GAND. . .
d'E. A. d'Allamont de Jean Delcourt, la chaire de vérité, œuvre de Laurent Delvaux (1741), les colossaux chandeliers de cuivre exécutés à Florence et qui étaient destinés à la tombe de Henri VIII, les portes de cuivre du chœur, fondues par l'Anversois Guill. de Vos (1708), des tableaux de Rubens, de Van der Meire, de Lucas de Heere. de Fourbus le Vieux, de Gaspar de Crayer, etc., et par-dessus tout la merveille de St-Bavon, le polyptyque de l'Adoration de l'Agneau, le chef-d'œuvre des frères Van Eyck.
La cathédrale Gantoise est dénuée de cloître, n'ayant possédé que tardivement le siège épiscopal.
CATIIIIDRALES GOTl HOUES
CATHEDRALE DE LIEGE
L'AXCIENNE cathédrale de Liège, fondée par saint Hubert, reconstruite par le célèbre évêque Notger vers l'an mille, fut incendiée en 1185 et réédifiée au XIII' siècle ; sa consécration eut lieu le i^"" mai 1250; elle était dédiée à saint Lambert. Il faudrait des pages pour décrire ses richesses. Elle était d'inspiration cister-