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Fig. 23g. — l'I.AN m: l..\ UATIlKDliAl.K D'YORK.
CATHEDRALE D'VORK
reconstruite aussitôt (1048). Ses nervures en bois sont rehaussées de sculptures à leurs croisements. Les huit travées sont soutenues sous les hauts murs par des faisceaux formés de quatre grosses colonnes et de quatre petites colonnettes, dont les chapiteaux sont décorés de feuillage. Les divisions des quintuples jours des larges verrières
du cleristory se prolongent dans le triforiimi. Une rangée d'arcatures aveugles règne sur les murs des bas-côtés, qui se prolongent en une perspective saisissante.
Le pignon de la façade occidentale est percé d'une verrière remarquable (restaurée). La façade du transept Nord est très remarquable. Dans le voisinage s'élève le palais épiscopal. Le chœur fut construit de 1368 à 1405. Le chevet est majestueux, avec sa grande fenêtre garnie de vitraux anciens.
Isolé de toutes parts, entouré de vertes pelouses d'un côté et d'une large avenue
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de l'autre, l'édifice n'a comme voisinage immédiat que les restes des bâtiments claustraux, des locaux affectés à l'usage du Chapitre, ou des asiles. La façade Ouest est la plus belle partie de tout l'édifice, bien qu'elle appartienne au gothique décoré et perpendiculaire. Elle offre un haut pignon triangulaire flanqué de deux tours carrées, sans flèches. C'est le type ordinaire des façades anglaises.
Au centre s'ouvre la porte principale, encadrée de plusieurs rangs d'archivoltes en retraite et divisée en deux baies par une colonne centrale, et au-dessus, une énorme fenêtre, spécimen superbe du style décoré, aux riches meneaux, surmontée d'un gable aigu. Les plats sont garnis de panneaux en forme de niches ; une riche balustrade crénelée surmonte la façade ; derrière se dresse le pignon triangulaire de la nef, éo^alement couronné d'une balustrade crénelée et ajourée.
Les tours, du XV"" siècle, offrent chacune une porte, surmontée de trois étages de larges fenêtres, et sont terminées par une balustrade crénelée à huit clochetons. Ce qui ajoute beaucoup de richesse à la façade et lui donne un relief étonnant, ce sont les contreforts d'une rare élégance, tout couverts de niches avec piédestaux et baldaquins (veuves de leurs statues, malheureusement) et d'arcatures multiples.
Les façades latérales sont d'un aspect froid et dépourvues de toute décoration, surtout au delà des transepts. Ceux-ci sont simples, sévères même ; tous deux sont du XI II' siècle, celui du Sud un peu plus ancien que l'autre. Le chevet du chœur est plat, percé d'une énorme fenêtre ; il date du XV' siècle (gothique perpendiculaire).
Au centre de l'église s'élève une tour carrée, couronnée d'une simple balustrade crénelée. Elle offre à l'intérieur une sorte de coupole élevée de 60 mètres au-dessus du sol : elle date du XV' siècle. Enfin au côté Nord- Est du chœur se trouve la salle du Chapitre, de forme octogonale, à toiture conique, monument sobre et correct du XVI' siècle (gothique décoré).
La grande fenêtre Ouest contient un fort beau vitrail du milieu du XIV' siècle, et les fenêtres des bas-côtés, des restes de vitraux peints très intéressants.
La voûte en forme de coupole de la tour centrale est élevée de 180 pieds, ou 60 mètres environ, au-dessus du sol.
Quant aux transepts, ils sont à coup sûr la partie la plus intéressante de l'intérieur du temple. Le transept Sud, décoré d'une rangée de fenêtres et d'une superbe rose, renferme la plus belle tombe de la cathédrale, celle de l'archevêque Waller de Grey, qui construisit cette partie de l'édifice (1220). Le prélat y est représenté revêtu de ses ornements sacerdotaux, bénissant de la main droite et tenant de la main gauche la crosse, dont l'extrémité perce le dragon qu'il foule aux pieds. Sa figure est abritée par un baldaquin (1306-1315).
L'archevêque Grunfell, mort en 13 15, repose sous un bel arcosolium ; le cénotaphe est recouvert d'une dalle, sur laquelle est gravée l'effigie du défunt. De nombreux tombeaux d'archevêques et de dignitaires de la cathédrale se voient encore dans le presbyterium, dans la chapelle de la Vierge et dans les bas-côtés, mais ils sont plus récents, notamment ceux de Scrope (*{* 1405) et de Bowel (^ 1425).
Le transept du Nord est de la même époque. A mi-hauteur cinq fenêtres à lancettes appelées les cinq Sœurs et qu'on dit avoir été données par autant de religieuses
CAÏHKDRALIC JJl-: WKSTMINSTEK
(leurs vitraux du moins) ; au-dessus, cinq autres fenêtres, en groupe pyramidal, et au-dessous dix arcatures trilobées, occupent toute la largeur du chevet.
Le jubé, érigé de 1478 à. 15 16, et qui appartient au style per[)endiculaire de la dernière époque, du type de celui d'York, est lourd et surchargé de sculptures. Il est orné de statues des rois d'Angleterre. Il est surmonté d'un buffet d'orgues moderne énorme, mais élégant.
Le chœur, de grande allure, bâti au-dessus de la crypte de Roger, appartient au style perpendiculaire. Il est traversé par un transept peu accusé dans le plan de l'édifice ; il rappelle le titulus de la croix; il est éclairé par de curieuses fenêtres montant du sol à la voûte, et garnies de verrières du XV'= siècle. La grande fenêtre du chevet, merveilleux spécimen du style perpendiculaire de la première époque, est encore garnie de son vitrail de 1408.
Sous le chœur existe une crypte, à laquelle on accède par deux escaliers, et qui renferme des parties normandes et même saxonnes (').
La salle capitulaire est octogonale, sa belle voûte a été refaite ; la porte d'entrée contient encore une menuiserie ancienne et entourée de riches sculptures. Les chanoines y siégeaient sur de belles stalles et sous des dais. On y voit un intéressant chapier du XIII' siècle.
Près de la cathédrale se trouvent les ruines de l'abbaye de Sainte-Marie et de son église normande.