V. Bulletin de la Gilde de St-Thomas et de St-Luc
2. Cécil. Halle», Ripon cathedral. Londres, Gleeson et White.
CATH 1:1 )RALKS GOTl 1 lOUES
forme bague autour de la pile. I'"lle n'a qu'un faux Iriforiuni, avec une simple coursière. sans garde-corps, devant la claire-voie.
Le chœur est fermé par un jubé de la dernière époque, rappelant celui d'York,
qui porte l'orgue. Il est d'une construction plus légère, et s'éclaire d'une immense fenêtre garnie de vitraux. Le transept, en style de transition, présente encore une ordonnance romane, avec des pignons à trois étages et une superstructure en bois.
La façade principale, d'aspect monotone, comprend un triple portail écrasé sous deux étages de fenêtres à lancettes groupées par cinq et comprises entre deux grosses tours carrées. C'esi l'œuvre de Walter Gray (1215- 1255). Les façades latérales sont en style perpendicjilar. Les contreforts sont énormes. Il n'y a pas d'arcs-boutants.
L'intérieur contient une chaire de vérité du XV*^ siècle, la tombe gothique de saint Thomas Markenfield, de très curieuses stalles de la dernière époque gothique, joliment ouvragées.
Au Sud du chœur on remarque une '" ''■'1'"'^ construction massive avec abside : c'est
un reste de l'église romane primitive, qui sert du salle capitulaire et de sacristie ; elle est surmontée d'un étage de style perpendiculaire, dénommé grenier de la Vierge.
La crypte, sous la sacristie, servait autrefois d'ossuaire ; elle est aujourd'hui dépouillée de la macabre garniture de crânes et de tibias qui ornaient jadis ses murs.
Sous le transept se trouve la crypte de St-Wilfrid, qui paraît bien conlemporanine de ce prélat du VII' siècle.
■ 1: i..\ c.vriiiMiU-M.i:
CATHEDRALE DE WELLS (')
LA construction primitive était une église saxonne, établie sur des fondements antiques, que releva l'évéque Robert (iij6-ii6o). La cathédrale actuelle, ou du moins son chevet, remonte à l'évéque Réginald de Bohem (11 74-1 191).
La nef était achevée dans la première moitié du XI 1 1' siècle. Le reste du vaisseau fut complété dans la seconde moitié du même siècle. La tour centrale date de 1321,
I l'creg. Dearme, Wellt cathedral. Londres, Gleeson et White.
CATHEDRALE DE WELLS 279
et la chapelle, de 1326. L'arrière-chœur fut reconstruit de 1329 à 1363, ainsi que le palais épiscopal, sous Ralph Schrewsbury.
Le cloître et la lady-chapelle, détruite en 1 552, offrent un remarquable spécimen de style perpendiculaire, dû à l'évêque Stillington (1466- 1491).
Telles sont les dates de ce monument magnifique, qui a cependant trois tares : un plan peu heureux, la couleur brune de sa pierre, extraite de Derelting, et le contreventement du transept, dont nous parlerons plus loin.
C'est un vaste vaisseau en forme de halle à trois nefs, interrompu par un large transept et dominé par une haute tour carrée, plantée à la croisée d'un transept à double collatéral. Empreint d'une belle unité, il offre des arches aiguës, fortement moulurées, reposant sur des piles normandes, en faisceau de colonnettes, un triforium continu, formé d'une rangée de lancettes, que n'interrompent pas les retombées des voûtes, entre lesquelles s'ouvre le clerestory. Les voûtes de la nef sont des croisées d'ogives, les autres sont à compartiments complexes. Portées par des piles à faisceaux de colonnettes, les arches sont à multiples moulures. Le chœur est fermé par un jubé qui porte l'orgue ; il a des voûtes en éventail.
Au droit du chœur sont deux saillies pareilles aux croisillons d'un petit transept. Au chevet s'élève la Lady-chapel sur plan octogonal. L'ancien triforium est formé d'une rangée continue d'arceaux étroits fortement encadrés de moulures. A la claire-voie, s'ouvre une grande fenêtre à simple lumière par travée. Les nervures des voûtes retombent sur des culots descendus plus bas que le triforium.
Une particularité se présente dans la nef près de la tour, c'est un étrange diaphragme de contreventement formé par des arches colossales, l'une naissant du sol, l'autre renversée, et formant avec le premier un X colossal ; les écoinçons latéraux sont remplis par deux œils-de-bœuf. Cette construction, d'effet désastreux, a pour but le contreventement transversal du vaisseau.
La façade occidentale, très remarquable et puissante, rappelle un peu celle d'York. Elle offre trois misses puissantes juxtaposées, ou plutôt séparées par un remplissage moins élevé. Ces masses sont le corps central masquant la nef, percé d'un portail, et d'un grand tripiet, avec un couronnement en gradins, divisé en trois étages de galeries aveugles et de niches ornées de statues. Les deux autres masses constituent les deux tours qui sont fort belles. L'unité est établie entre ces corps séparés à l'aide d'une décoration uniforme, consistant en des contreforts vigoureusement décorés de trois étages de niches à personnages. En outre, une ordonnance inférieure embrasse toute la façade, formée de niches trilobées, coiffées de gables anguleux, alignés sur un puissant soubassement.
Au côté Nord, se trouve isolée la belle salle capitulaire en rotonde, dont les voûtes curieuses reposent sur un pilier central.
L'évéché s'élève entouré de ruines dans un beau jardin.
2So eATilKl)RAI,i:S GOTIIKJLKS