‹ Les cathédrales gothiquesChapitre 24 sur 303 · I. V. Bull. Monumental, année 1903, n" i · texte numérisé non relu

I. V. Bull. Monumental, année 1903, n" i

CATHEDRALE DE PARIS

qui veulent pratiquer l'art difficile de l'architecture. En ce qui concerne l'ornement végétal, Notre-Dame de Paris est, selon la remarque de M. Lambin, la cathédrale de la fougère, de la vigne et de la chélidoine. C'est à Notre-Dame de Paris qu'apparaît dans toute sa beauté la flore gothique imitée de la nature et des essences familières. Ses sculpteurs ont formé une école importante, qui a rayonné sur les provinces voisines.

L'Histoire Sainte racontée à la porte principale (') se poursuit dans les portails

Fig. 4S.

Il l KE DU ClUKUR DE NOTRE-DAME DE PARIS.

latéraux qui contiennent la généalogie divine et la biographie de la Sainte Vierge commentées par l'Écriture Sainte, depuis Adam et le Paradis terrestre. Le portail du côté Nord passe pour un des principaux chefs-d'œuvre de l'art français. Les sculptures des églises gothiques étaient comme de beaux livres illustrés, mis sous les yeux des illettrés. Bien avant que nos maîtres d'école n'eussent inventé les «leçons de choses», nouveauté moderne dont on est assez fier, l'Église donnait des leçons de prière, bien autrement jolies.

Du faîte de la toiture, là où la grande nef et le transept se croisent, s'élance une flèche gracieuse rétablie par VioIlet-le-Duc et Lassus. La couverture de plomb abrite une charpente énorme en chêne, qu'on appelle la Forêt, construction admirable du XIII' siècle. Les combles sont bordés à leur base de galeries ajourées qu'habite une population d'images sculptées angéliques, humaines ou bestiales. Des gargouilles en forme de bêtes grimaçantes sont chargées de déverser au loin les eaux de pluie par

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