‹ Les cathédrales gothiquesChapitre 25 sur 303 · I. V. F. Baunard, Histoire de V Art chrétien, t. I, p · texte numérisé non relu

I. V. F. Baunard, Histoire de V Art chrétien, t. I, p

leurs mulles béants ; elles figurent les monstres infernaux, asservis par la religion et

contraints, malgré eux, à ces

fonctions serviles.

Les pignons du transept offrent deux roses superposées, V hose hardie, mais réussie.

Fi:. 49- — I/.VPI'AIUTION AUX ïltOIS MARIE. tl.oTlKE DU CHlKlli l)i: NOTRE-DAME DE PARIS.

Pour pénétrer à l'intérieur de l'église nous choisirons, entre les six portes qui ont chacune leur nom {■), la porte Sainte- Anne ou la porte de la Vierge élevée au XII' siècle; nous admirerons en passant les figures sculptées parmi lesquelles, au tympan, l'on a reconnu les portraits de Maurice de Sully et du roi Louis VII (") ; nous franchirons des huis ornés de ferrures, qui tiennent la première place parmi les merveilles de l'art de forger le fer (fig: 43). Le peuple, ravi de leur beauté, ne voulut pas croire qu'elles eussent été façonnées par le marteau d'un forgeron ; il prétendit que leur auteur, surnommé Biscornette, s'était fait aider par le diable en personne ; on en vit bien la preuve :

c'est en vain que Biscornette tenta de ferrer la porte centrale, par où sortait le Saint- Sacrement dans les grands jours.

Il parait que les architectes mo-

fig, jo. — L'APPARITION DU CHRIST APRÈS SA KÉSUKRBCTION. CLÔTURE DU CHŒUR DE NOTRB-DAME DE PARIS.

1. Ce sont la grande porte ou porte àa Jugement, la porte de la Vierge, la porte Rouge, la porte Sainte- Anne, la porte du Cloître et la porte Saint-Marcel.

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