‹ Les cathédrales gothiquesChapitre 262 sur 303 · XV. — DOME D'ERFURT · texte numérisé non relu

XV. — DOME D'ERFURT

C'EST une belle hallenkirche à trois nefs égales, éclairées latéralement par de hautes fenêtres à quatre lumières, aux meneaux rayonnants. Elle fut commencée en II 34, continuée au cours du XI IP siècle et reconstruite à la fin de l'époque gothique. Les voûtes des nets, très surhaussées, sont de l'espèce qu'en termes techniques on nomme « à pendentifs à plafond ». Ces belles voûtes retombent sur des piliers ronds cantonnés de dix sveltes colonnettes qui rendent leurs masses élégantes. Un des piliers, élevé par Hans de Strasbourg en 1452, rappelle la seconde bénédiction de l'église.

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L'extérieur est vraiment prestigieux, quand on aborde le monument par l'immense perron qui, en cinq larges volées, mène à son portail méridional en longeant la grande terrasse d'où émerge le svelte vaisseau d'un chœur allongé sans collatéraux, que percent de hautes fenêtres à quatre lumières. Il est établi sur une crypte gothique. Le portail est remarquable avec ses voussures en retraite retombant sur des niches garnies de statues, et avec sa double baie, dont les passages sont séparés par un meneau que décore l'image de saint Michel ; il est surmonté d'un énorme gable à jours, à résille rayonnante.

Entre le chœur et les nefs, se dresse la masse imposante de trois tours, d'où émerge entre deux flèches, le clocher central, ajouré et terminant par un gracieux lanternon.

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