V. L'Ami du monument, 1894, p. 1S
lympan ; puis vient un triforium bas à arcatures rangées ; la claire-voie est percée sous les doubles formerets d'une voûte sexpartite, à doubleau de recoupement. Les chapiteaux, à simples feuilles d'arum collées à la corbeille et enroulés en crochets, sont des plus orracieux.
L'œil est conduit par espaces rythmés jusqu'au transept et au chœur. Comme le croisillon méridional |de la cathédrale de Soissons, ((•lui de Noyon a ses tleux transepts terminés (11 hémicycle, ainsi que nous le disions plus haut.
Non moins remarqualilc, et plus richement tlécoré, est le chœur éle- \é au XI r siècle par l'évêque Hardouin de ( roy. On l'a légèrement incliné vers le Sud, peutêtre parce qu'on a voulu, après l'incendie de 1 131, donner à l'église une 'ulentation plus exacte.
Ici, flore et faune exoti- ([ues, figures humaines, I réatures fantastiques, s'entremêlent dans les chapiteaux ; la polychromie et l'or rehaussaient ces sculptures. Le chœur a généralement été attribué au XI" siècle ; mais feu Anthyme Saint- Paul a défendu énergiquement l'évêque Simon de Vermandois (') d'avoir négligé la reconstruction de sa cathédrale après l'incendie qui la détruisit en 1131 [-). Dans les neuf chapelles du chevet, on voit de petites mais belles verrières du XII" siècle représentant le martyre de saint Pantaléon. Sous le chœur on a retrouvé un caveau phonocampique, c'est-k-dire, un système de voûtes propre à améliorer l'acoustique du monument.
/■ig. ICJ
INTKUIEUH l)K LA CATHEDRALE DE NOYOX.