‹ Les cathédrales gothiquesChapitre 67 sur 303 · I. Revue de l'Art chrétien, .innce 1883, p · texte numérisé non relu

I. Revue de l'Art chrétien, .innce 1883, p

CATHÉDRALE D'ALBI

Ces peintures sont, dans leur ensemble, contemporaines de celles de la voûte, terminée en 15 12. Leur restauration a été confiée à M. Gaïda, un artiste profondément pénétré de la connaissance intime et du religieux amour de l'art chrétien, et qui, auparavant, avait si bien restauré les peintures de la coupole de Cahors.

Ce fut un autre Louis d'Amboise, neveu du précédent, devenu évêque d'Albi, qui couvrit l'intérieur de la cathédrale de peintures. Il emmena d'Italie des artistes qui, de 1502 à 15 19, superposèrent les fresques actuelles à d'autres plus anciennes, sans se soucier, du reste, de les accorder avec l'architecture. De faux entablements furent tracés à la naissance des voûtes ; l'ordonnance verticale, particulière au XIV siècle, fit place aux lignes horizontales d'architecture tarabiscotée et banale, à grands renforts de reliefs et de perspective.

Néanmoins ces peintures commandent une certaine admiration par la virtuosité de l'exécution, par le naturel de leur allure, l'unité de conception, l'harmonie de l'ensemble.

L'expression dominante et la coloration gît dans un accord à grand intervalle de bleu et de jaune avec une incidence grise s'étendant du noir au blanc.

Malheureusement, des restaurations précoces ont orravement altéré iadis le caractère de ce monument précieux, qui était le mieux conservé des églises fortifiées de France. Son aspect puissant a été détruit par les restaurateurs modernes ('). On a démoli les tourelles, sauf deux ; on a refait de manière fantaisiste celle de la Vigie, devenue celle du Timbre ; on a découronné les contreforts. Un mur monotone a fait place à la maçonnerie rose ('). Depuis lors, l'art de la restauration a fait des progrès, et des architectes habiles et consciencieux ont été préposés aux travaux de ce genre. Tel fut feu Hardy, qui a fait les derniers ouvrages de réparation et de restauration, notamment l'abaissement du sol du chœur.

Le pavage, exécuté en 1895, ^ supprimé les nombreuses et dangereuses marches séparant le chœur du sanctuaire. M. Jules Roland (^) a soutenu que le sol du sanctuaire du chœur avait été, dès l'origine, à la hauteur qu'il affectait ci-devant. Mais M. Gaïda conteste cette assertion.

Près de la cathédrale se dresse une autre forteresse, le palais archiépiscopal, qui domine le cours du Tarn.

PLAN DE LA CATHEDRALE D ALl'.I.

1. V. baron du Rurère, Ann. de la Société archéologique du Midi de la France.

2. Revue de l'Art chrétien, année 1893, p. 399 et année 1901.

3. Mémoire présenté à la Société des Arts et Belles- Lettres du Tarn.

CATHEDRALE DE LIMOGES ('

L'EGLISE de Saint-Etienne de Limoges, avec sa jolie couronne de chapelles absidales pareilles à celles de Narboiine et de Clermont, ses sœurs dans le Midi de la France, est l'œuvre évidente d'un architecte du Nord. On a relevé le

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