Les catholiques décadents
« Le iiaager d'uno observation, pratiquée sur une minorité, c'est que la distraction ou la mysanthropic du lecteur retende à la majorité.
Pour éviter ce danger, nous tenons à prévenir le lecteur qu'il n'est pas question dans ce livre des catholiques en général, des catholiques tout court, mais d'une catégorie de catholiques seulement, de ces cathohques oisifs et jouisseurs appartenant à la bourgeoisie riche ou à l'aristocratie qui s'amuse e' ivant plus spécialement dans nos grandes A i. Tel est le monde, assez restreint, sur 1 al porte notre observation.
D,ni,.i"-ihvGoO<^[c
D'aucuns penseront peut-être que le moment est mal choisi pour partir en guerre contre des catholiques, ces catholiques fussent-ils des décadents, et pour étaler aux yeux du public des faiblesses, des fautes et des défaillances. Puisqu'il s'agit d'une minorité, pourquoi en parler?
Pourquoi î Parce que les mœurs des décadents deviennent de plus en plus les mœurs de tout le monde, que la contagion s'étend à toutes les classes de la société, et qu'il ne serait que temps d'enrayer le mal,. et cela dans l'intérêt delà religion, des individus «t du pays tout entier. Rien de plus contagieux, en effet, que le ■« genre catholique décadent. » Le catholique décadent traverse la vie pimpant, élégant, admiré et envié; il ne se prive d'aucun plaisir, d'aucune satisfaction, connaît le secret des petites combinaisons qui permettent de faire servir la religion à l'agrément et au charme de l'existence et d'abriter, sous son couvert, jusqu'aux désordres de ses mœurs. Il pratique le respect des traditions et affiche de bons principes. Cette attitude le pose aux yeux de la galerie et lui
D,ni,.i"-ihvGoO<^[c