AVANT-PROPOS
N'y aurait-il pas intérêt, pour les catholiques français, à tenter présentement un examen semblable, s'appliquant aux problèmes d'action religieuse et morale qui leur sont propres ? Que pouvons-nous faire, immédiatement, pour être à même de coopérer, l'heure venue, au' relèvement de la Patrie et de travailler au bien de l'Eglise de France ?
Nous avons enregistré avec soin <( les leçons de la guerre ». Nos évêques, nos pubUcistes, se sont attachés à les produire en éclatante lumière. Leurs livres — - recueils de discours ou d'articles, exhortations pieuses ou conseils d'ordre plus général — ont été lus avec profit. Ils ont fait beaucoup de bien. Trouverat-on trop hardie l'entreprise qui consisterait à dépasser ce stade dçs constatations éloquentes pour essayer d'entrer dans la sphère des prévisions raisoî^nables ? Il ne s'agirait pa£, on le pense bien, de se livrer au jeu des constructions arbitraires en préconisant, par exemple, des résolutions prématurées ou en semblant vouloir dicter leur conduite aux chefs responsables, qui ont autorité et grâce d'état pour nous diriger : il ne saurait être non plus question de tenir sur maints problèmes délicats et irritants, un langage en opposition avec les exigences de <( l'Union sacrée ». Nous