‹ Les catholiques français et leurs difficultés actuelles. Du militarisme, Du nationalisme, Les femmes et la politique. Anthisémitisme. Les catholiques et le bon vieux temps. Timidité intellectuelle de certains catholiques. L'abus des dévotions nouvelles. Le christianisme social et les conversateurs. La loi du 1er juillet 1901 et les "Dreyfusards". Du clergé séculier et des congrégations. Etc., etc. Articles, comptes rendus, notices bibliographiquesChapitre 110 sur 134 · AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AU LECTEUR

Des divers articles qui suivent et que nous avons réunis quelques lignes seulement ont trait à nos Catholiques françaisy mais ceunjo qui les liront ici excuseront V auteur,., de Vauteur des Poèmes, d'en avoir pris prétexte pour insérer dans ce recueil ces appréciations si bienveillantes du premier volume de vers de son fils.

Confiant dans Vindulgence du lecteur et dans les sentiments de famille que nou^ lui supposons^ nous croyons pouvoir insérer encore dans cet in-octavo^ alourdi déjà par tant de comptes rendue qui nous concernent^ quelques-un^ de ceu^ paru^ au sujet de cette ceuvre d'un débutant qui nous est cher.

Quelques-uns se plaindront de ce qui leur semblera un nouveau hors-d'ceuvre surtout s'ils n'ont pas saisi suffisamment l'unité réelle de ce recueil qui, malgré la diversité de ses éléments souvent disparates, tend cependant dans son ensemble à la glorification des idées de progrès, de justice, de liberté, dont le nécessaire épanouissement

doit de plus en plus élever Vhumanité vers plus de vérité et de beauté.

Nos lecteurs, au surplus, ont déjà vu passer sous leurs yeux des vers de ce jouvenceau. Nous avons cité au bas du chapitre premier de notre livre VOde au Deux Dômes dont l'inspiration est en parfaite concordance avec plusieurs des idées que nous défendons.

Ces vers de collégien lus, comme nous le disions à une fête donnée à Stanislas en Vhonneur du centenaire de Fictor-HugOj figurent avec quelques autres pièces dans une minuscule plaquette que le jeune auteur avait dédiée à son père par un quatrain d'une simplicité qui a paru touchante :

Il convient que son nom soit en tête du livre Père très indulgent, peut-être trop, qui livre A l'imprimeur mes vers d'hier et d'aujourd'hui Et qui ci^it que chacun les lira comme lui.

Non, nous ne croyons pas « que chacun les lira comme lui ». Un étranger na point pour les premiers pas d'un être qui n'est pas le fils de son esprit et de son sang les mêmes yeuœ qu'un père.

Nous nous excusons donc d'avoir comme étalé ici les prémisses de cette jeune vocation littéraire. Et cependant qui sait, si, dans vingt ou vingt-cinq ans, quelqu'un trouvant sur les rayons poudreux de quelque vieille bibliothèque le présent volume oublié, entr' ouvrait distraitement ses feuillets jaunis, qui nous dit qu après avoir parcouru les pages précédentes toutes remplies de l'écho alors lointain de nos actuelles discordes civiles et de nos discussions politico-religieuses d'aujourd'hui, il n'éprouverait pas un peu d'apaisement et de douceur dans la lecture de ces jeunes poésies qui, à défaut d'autres mérites, ont toujours celui d'être empreintes d'une belle fraîcheur d'aurore !

Ces chants paraîtront sortir comme d'une oasis rafraîchissant et reposeront un instant le lecteur au milieu de sa course. Les paissions politiques et religieuses dont sont forcément empreints les autres éléments de ce volume trouveront peut-être ici un contraste heureux. Mais Vintérêt pour le lecteur d'alors serait particulièrement vif si le jeune hommCj auquel des critiques d'une bienveillance excessive promettent trop facilement le rameau d'or^ avait fait depuis des progrès nouveaux dans la voie sa^ée où il est entré et si, par fortune, il était parvenu à justifier par son succès un peu des hautes espérances qu'il avait données.

La Dépêche de Lyon (Lyon), 8 novembre 1906.

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