PRÉFACE. XXXVII
brillamment, sauf un petit malheur, à savoir, que notre défense de la religion lui donne un démenti. Cette mortification de l'expérience qui a atteint presque tout le monde parmi les chefs du mouvement catholique depuis cinquante ans, doit suffire.
Il est temps de chercher l'unité dans la défense de notre foi, comme nous l'avons trouvée dans la possession de la foi elle-méme. Il n'y a rien de plus simple, et c'est sans doute cette simplicité qui avait choqué nos prétentions! Il faut que toutes les capacités et tous les mérites abdiquent devant le Saint- Siége, et que le Saint-Siége soit le supréme régulateur des mouvements de l'armée catholique; ce qui ne.veut pas dire qu'il faille recourir sans cesse aux rescrits des congrégations romaines, et n'écrire un article qu'aprés avoir regu le mot d'ordre par le télégraphe. Cette précaution doit étre réservée pour les cas les plus embarrassants. Mais sans provoquer de nouveaux oracles de la Cour de Rome, elle en a assez rendu depuis tant de siécles, pour éclairer notre marche si nous consentons à les suivre docilement. En général, on peut dire qu'il suffit de savoir ce que Rome a dit, sans fatiguer Rome pour savoir ce qu'elle dira. Plus on fouillera dans les documents pontificaux, plus on se convainera qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil, malgré les apparences, et que les événements qui semblent nous prendre à l'improviste ont déjà attiré l'attention du Vicaire de Jésus-Christ.