PRÉFACE. XIX
de cette tiédeur au Correspondant dont la jubilation avait éclaté dans plusieurs livraisons, ni au beau lalent d'écrivain de M. le prince de Broglie, qui ne s'était pas contenté d'exprimer son admiration dans sa revue habituelle, et dont le Journal des Débats, avait, par un privilége rare, accueilli les réponses aux articles d'un de ses rédacteurs le plus intrépidement logiques, M. Young. Nous avons donc pensé que nous ne pourrions mieux saisir sur le fait les doctrines catholico-libérales que dans le volume de Mgr l'évêque de Mayence, et c'est à lui que nous avons consacré une réfutation qui ne compromet aucun devoir, puisque dans l'espéce, la qualité d'écrivain est parfaitement séparable du titre hiérarchique.
Par une innovation à la pratiquegénéralement suivie, nous avons introduit dans notre texte les documents pontificaux, malgré leur longueur,et de plus nous les avons donnés en latin sans les traduire. Il nous semble que cette maniére d'agir peut se justifier. Il n'est point de lecteur un peu consciencieux qui n'avoue que les piéces justificatives rejetées à la fin du volume ne se lisent guére, et surtout qu'elles ne se lisent jamais à la place qu'elles oceupent dans le fil de l'argumentation. Or c'était là pour nous un grave préjudice, car nous argumentons trés-peu, nous nous contentons le plus souvent d'opposer aux assertions de l'auteur des propositions contradietoires prises dans les lettres apostoliques. Reléguées au loin, au lieu d'étre mises