CHAPITRE IT
Données éticlogiques
D’après les dernières statistiques, les Causalgies de Weir-Mitchell se rencontreraient dans un sixième des blessures des nerfs périphériques, suivant Henry Meige et M”° Athanassio-Bénisty (28), et dans un dixième des cas, suivant Carter (119).
Ce qui conditionne la causalgie, c’est l’irritation des fibres sympathiques intranerveuses. Cette irritation peut reconnaître des causes très variées. Le plus souvent, il s’agit de néoformations fibro-scléreuses cicatricielles, périnerveuses ou endoneurales.
Il serait tentant de faire intervenir, dans la genèse de ces néoformations fibro-scléreuses, les antécédents héréditaires et personnels révélant là, la prédisposition familiale au cancer, ici, les diverses scléroses du système nerveux ou les infections antérieures. Mais
HOPL es
nous ne nous croyons pas autorisé à le faire, car ce
serait porter des conclusions par trop prématurées.
Il en est de même des prédispositions psychiques et des déséquilibres vago-sympathiques constitutionnels, que beaucoup d’auteurs ont voulu faire intervenir, à tort, selon nous, dans l’éclosion de la Causalgie de Weir-Mitchell. La preuve en est faite, d’une part, avec la clinique, d’autre part, avec la Thérapeutique. La Clinique nous montre, parmi les traumatisés, des individus normaux et des déséquilibrés vago-sympathiques. Or, il est un fait bien acquis et indubitable, c’est que la proportion des causalgiques, parmi ceuxci, n’est pas supérieure à celle relevée parmi les individus normaux. Et, nous allons plus loin, l’acuité et la ténacité d’une causalgie, — c’est l'anatomie pathologique qui le prouve, — sont, avant tout, facteurs de l'intensité des lésions.
De nombreux observateurs se sont déjà ralliés autour de cette notion : dans la causalgie, les modifications psychiques sont secondaires ou concomitantes,
mais non primitives.
En outre, la thérapeutique chirurgicale et, plus particulièrement, la pharmacodynamie viennent encore
renforcer la base de notre thèse.
Les médicaments régulateurs du système végétatif ont toujours été voués à un échec à peu près complet. Seul, parmi les substances pharmaceutiques, l’iodure de potassium et la thiosinamine, c’est-à-dire des corps fibrolytiques, ont apporté quelque soulagement.
Mais, si une hyperexcitabilité constitutionnelle du
Leo
sympathique doit être rejetée de l’éclosion de la causalgie de Weir-Mitchell, il en est tout autrement, croyons-nous, de la sensibilité du sympathiaue.
Il y a d’abord une question de race. D'après nos investigations, il semble que les blancs soient particulièrement frappés de cette affection, et, parmi les sujets de race blanche, ce sont plus fréquemment, proportionnellement, les blancs avec cheveux blonds ou châtains. D’autre part, les régions froides et sèches semblent accroître la sensibilité du sympathique ; les régions chaudes ou humides, au contraire, paraissent
la diminuer.
IT y a ensuite une question d'âge. Toutes choses égales d’ailleurs, la causalgie de Weir-Mitchell est d'autant plus tenace qu’elle est survenue chez un sujet plus jeune. Nous avons eu, d’ailleurs, la satisfaction de pouvoir confronter nos recherches avec les résultats expérimentaux publiés par Albert, de Liége (199). Ce savant a, en effet, montré que les réactions vasomotrices réflexes, sont d’autant plus nettes que ceuxci sont plus jeunes. Sur les animaux vieux, au contraire, les réactions sont paresseuses et peu démons-
tratives.
Il y a, enfin, une question de nerf et une question de voisinage de la blessure. Les causalgies les plus fréquentes et les plus tenaces sont celles du médian et du sciatique, nerfs qui, ainsi que Bourguet (21) l’a fort bien observé, sont richement vascularisés, riches, par conséquent, en fibres sympathiques. En outre, — ainsi que l’ont particulièrement montré MM. Babinski
PROG re
et Froment (61), Porot (57), — les manifestations vasomotrices douloureuses réflexes post-traumatiques sont particulièrement accentuées lorsque la blessure a touché, en même temps que le nerf, les tissus d’une région articulaire (cartilage, ligament, capsule, aponévrose, tendon). Ici encore, les recherches expérimentales, d'Albert, de Liége (199), corroborent les observations de la clinique. L’anatomie histologique, à son tour, vient éclairer cette notion, en montrant l’abondance d'éléments nerveux et de fibres amyéliniques dans les articulations et tissus périarticulaires, — Cruveilhier (158), Henle et Koelliker (159), Engel (160), Herbst (161), Koelliker (162, 164). Krause (165, 175, 180), Rauber (166, 168), Sappey (167), Nicoladoni (173), Testut (183), Sfameni (189). |
TABLEAUX DE RAUBER (168) (*)
Membre supérieur
Articulation interphlangienne du pouce .......:....... 15 Deuxième articulation interphalangienne de l'index... 22 Première articulation interphalangienne de l’index ... 20 Articulation métacarpo-phalangienne du pouce ....... 31 Articulation métacarpo-phalangienne de l’index ...... 14 Première articulation carpo-métacarpienne .......... 16 CTP RUN Er LIRE ON OR Pc nr Re T0) Articulaiion radio-carpienne ...+.............. CRE 4 Ligament interosseux de l’avant-bras ..........:...... 12 APACAS ROM ACORAE ANNE RE ER ER RE T Ltier, 96 ADUICUIALLON EE DANIEL AE MERE rte 8 Membre inférieur Articulation interphalangienne du gros orteil ..:..... 17 Deuxième articulation interphalangienne du 2° orteil... 6 Première articulation interphalangienne du 2° orteil .. 16 Première articulation métatarso-phalangienne ........ 18 Deuxième articulation métatarso-phalangienne ....... 5 Première articulation tarso-métatarsienne ........... 18 DAS CPS ENT A M LL E AR nan. RER TERME Mer TEA 9 NÉICHATIONMEIDIOTArSIeNNEMR MERE EPA ee delle lee 11 PisamentanlierossenademtaramDe Eee Le cin 13 ATLCIATIONMEOURESE TOME CE UT ERR ENE EI EUR USE PA 19 AstiCulationtde aan Chee Er NE Nam ele D Résumés
APDICULALIONSAUES ATOLELS EEE CE ER RME eee 350 RÉDIONACATDO MÉLACATDIENNEN Me e eeeie te chere 50 ReSÉNPMENDEC ER TER ER ER eee de 130
Totalipour le membre SUDÉTIEUT ne Ne 530 ATITCUIATONSRAES MOTOS APPEL CE LC Tete 200 RÉPIONMTARSOEMÉTATARSIENTeMA EE CE Me rime Le 60 RESLEROPNTOMD DORE RER AC LI AU le ee nie let 57
Hotaltpoumiemembhre Anférieure# 2 LLC. 317
(*) Depuis Rauber, on a constaté que les corpuscules de Pacini contenaient des réseaux amyéliniques Cconrus sous le nom d’appareils de Timofejew.
aie PARTIE | Ld' os | "RATER TS
ë nv ;