‹ Les Causalgies Post-Traumatiques de Weir-Mitchell et Leur DevenirChapitre 18 sur 69 · ID CE · texte numérisé non relu

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de par leur homogénéité, un tableau à nuance foncièrement sympathique.

La Causalgie de Weir-Mitchell, — nous ne saurions trop insister sur la définition qui émane des observations mêmes de l’auteur, — est caractérisée par des douleurs, principalement des douleurs de brûlures localisées, en grande partie, au territoire cutané d’un nerf irrité ; ce même teritoire étant caractérisé, en outre, par des troubles vaso- moteurs s’accompagnant d’un aspect lisse et luisant de la peau, auquel Weir- Mitcheil (6) donna le nom de « glossy-skin » ; l’acuité de ces douleurs étant considérablement accrue par les émotions, et apaisée, au contraire, par les applications locales d’eau froide ; ces douleurs étant également exacerbées ou réveillées, non pas toujours mais souvent, par les contacts superficiels des régions saines symétriques ou voisines.

Généralement, la causalgie apparaît de cinq à vingt jours après la blessure, au moment de la cicatrisation. Elle débute par des sensations de milliers de piqûres d’épingles, auxquelles viennent rapidement s’ajouter des sensations particulières dont l’intensité varie, suivant l’expression de Weir-Mitchell, « depuis une simple cuisson jusqu’à un état de torture à peine croyable », « à l’effet d’une lime rougie au feu qui éroderait la peau ». Elle se porte avec prédilection aux extrémités du nerf dont elle déborde parfois le territoire. Ainsi que l’a décrit également Weir-Mitchell, « le plus grand nombre des patients décrit la douleur comme localisée à la superficie ; celle-là paraît, en effet, se réfugier sous la peau ». La pression

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