‹ Les Causalgies Post-Traumatiques de Weir-Mitchell et Leur DevenirChapitre 37 sur 69 · DE T · texte numérisé non relu

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Une sympathectomie périartérielle humérale faite le 12 septembre 1925, n’a donré aucun résultat sédatif, même temporaire. On se décide alors à pratiquer une radicotomie postérieure, faite le 26 novembre 1925 par le docteur Robireau. Les racines postérieures gauches de C5, C6, C7, CS et D1, sont coupées directement après leur mise en place sur l'aiguille courbe. Chacune d'elles est repérée puis chargée séparément après groupement de toutes les radicules constitutives. L’opératiom à été conduite très méthodiquement, au fond d’une brèche dont le sang a été étanché soigneusement. Nul doute que les cinq racines postérieures n'aient été complètement sectionnées. La radicotomie fut bien supportée avec réunion par première intention, sans fièvre, sans aucun ircident d'ordre général; elle n’a procuré aucune amélioration. La causalgie a persisté aussi intense qu'auparavant. Mais après l’opération, les troubles sensitifs objectifs nous ont paru réduits au minimum. Il n'existe qu’une étroite bande anesthésique à tous les modes sur le bord externe du membre (bras, avant-bras et main), correspondant environ à la sixième cu septième cervicale. Partout ailleurs, ies sensibilités superficielles sont conservées aux différents excitants, même au frôlement cutané, et la double pointe du compas est perçue avec écartement de un à deux centimètres environ.

Les sensibilités profondes ne sont troublées que partiellement. La notion de position du petit doigt; de l’annulaire, du médius, de l’index, est conservée, l'erreur est au contraire manifeste pour ie pouce.

On ne peut mettre en lumière le réflexe pilo-moteur, Les réflexes tendineux et osseux ne peuvent ètre recherchés méthodiquement, tant la douleur ainsi provoquée est vive, et le malade se refusant à toute exploration de ce genre. La thermométrie locale à la troisième semaine post-opératoire est semblable en des points analogues des avant-bras. Il m'y a pas de syndrome de Claude Bernard-Hôrner.

Chez ce malheureux causalgique, une troisième opération fut tentée le 16 janvier 1926 : section des rameaux communicants du sympathique cervical et du nerf vertébral. Après cette intervention, la causalgie persista aussi intense qu'auparavart. Le seul résultat objectif fut l’application d’un symptôme de Clauäe Bernard-Hôrner.

A la fin du mois de janvier, on tenta un « éjargissement >» de la radicotomie postérieure, portant sur C4 et C3 d’urre part. sur D2 et D3 d’autre part.

Cette fois, la causalgie disparaît; en juin de la même année, la guérison était toujours maintenue.

OBSERVATION XXXI Observation due à l’obligeance de M. le Docteur Ceccaldi

P. B.…., 48 ans, tanneur; accidert le 16 mars 1928; brojiement des quatre doigts internes de la main gauche, avec des fractures des phalanges et plaie cutuanée.

Guérison en environ deux mois, l’évolution de la plaie ayant été normale; en particulier, pas de suppuration ni d’esquilles. A partir du mois de juillet de la même année, apparition de douleurs consistant em sensation de cuissons localisées aux doigts atteints ne s’étant jamais irradiée dans le membre supérieur. Aucune influence saisonnière. Le malade peut se laver la main sans souffrir et ne paraît pas redouter qu’on ia touche. Lorsque le malade est occupé et qu’il ne pense pas à sa main, celle-ci le gère relativement peu, mais dès qu’il est inactif, les douleurs reparaissent.

A l'examen, les doigts atteints ont une peau fine, lisse. Sudation exagéréé, dont le malade ne s’était jamais aperçu. Cannelure longitudinale des ongles atteints. Poils normaux. Les doigts semblent lisses et affinés, et font contraste avec les doigts sains qui sont ceux d’un travailleur robuste.

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En plus, flexion des doigts sur la paume, dont une partie est due aux lésions tendineuses, mais dont l’autre est liée à l'attitude artalgique.

Les réflexes tendineux sont entièrement symétriques; il n’y à abso- Jument aucune atteinte du membre supérieur correspondant.

L’index oscillométrique est de 1 1/2, alors que du côté sain, pour un® même pression, il est égal à quatre.

Le bain chaud, qui par ailleurs fait disparaître les sensations de cuisson, fait remonter l'indice oscillométrique à 5, et surtout élargit considérablement la courbe oscillométrique.

Le malade fut vu par le docteur Ceccaldi dix-huit mois après l’apparition de là causalgie. Vingt séances dé diathermie de une demiheure chacune, pendant vingt jours consécutifs amenèrent la disparition rapide des douleurs.

Cinq mois après ce traitemert, les douleurs ne sont plus survenues. Mais le malade conserve un certain degré d’acrocontracture.

OSCILLATIONS POIGNET Côté droit.(sain) Côté gauche (malade) C. G. ap. bain chaud

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